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Procès Bygmalion: Jean-François Copé, l’homme qui n’a rien vu

·2 min de lecture

Entendu cet après-midi comme simple témoin, l’ancien patron de l’UMP assure n’avoir rien su de la fraude ayant permis à Nicolas Sarkozy d’exploser le plafond des frais de campagne en 2012.

Cela fait plus de deux semaines que ses oreilles sifflent. Depuis le début du procès Bygmalion, il ne se passe pas une journée ou presque sans que l’un des 14 prévenus ne prononce son nom. Pourtant, Jean-François Copé, patron de l’UMP à l’époque des faits, n’est pas poursuivi dans cette affaire, il a bénéficié d’un non-lieu. Mais il a quand même été convoqué à la barre du tribunal cet après-midi en tant que témoin.

Il est entendu à la demande de Franck Attal, un cadre de Bygmalion, l’agence d’évènementiel au cœur du système frauduleux ayant permis à Nicolas Sarkozy de dépenser 42,8 millions d’euros durant la campagne présidentielle de 2012. Soit presque le double du plafond légal. L’actuel maire de Meaux, , ne devrait pas dévier de sa ligne de conduite depuis le début de l’affaire: il n’a découvert la fraude que deux ans plus tard, avec les révélations du Point.

C'est en 2014 que l'hebdomadaire révèle la surfacturation par Bygmalion de plusieurs évènements de l’UMP et du candidat Sarkozy, et pointe des soupçons d’enrichissement personnel des dirigeants de l’agence, fondée par Bastien Millot, ancien directeur de cabinet de Copé à Meaux. Mais l’instruction ne retiendra pas cette thèse. Car, pour se défendre, des cadres de Bygmalion ont balancé aux juges les preuves d’, qui s’appuie sur la prise en charge directe par l’UMP du financement de la campagne. Une pratique légale mais qui a permis de maquiller certaines dépenses et de les déplacer vers les comptes du parti.

Dérapage des dépenses et fausses factures

L’équipe Sarkozy aurait ainsi demandé à Bygmalion de refaire a posteriori des factures sous-évaluées pour les meetings démesurés du candidat. Pour compenser, l’agence a produit d’autres fausses factures correspondant soit à des évènements fictifs de l’UMP soit à des évènements réels, dont les prestations ont, cette fois, été surévaluées. Grâce à ce tour de passe-passe, seuls 4,2 millions facturés par Bygmalion ont été intégrés dans les comptes de campagne et 16,2[...]

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