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Procès des attentats du 13-Novembre: les accusés s'énervent, la cour hausse le ton

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Plusieurs accusés ont perdu leurs nerfs vendredi au procès des attentats du 13-Novembre obligeant le président Jean-Louis Périès à suspendre brièvement l'audience et menacer Salah Abdeslam d'outrage à magistrat.

Les incidents ont commencé alors que témoignaient à la barre des rescapés britanniques du Bataclan. Alors qu'un nouveau témoin arrivait à la barre, un mouvement agite le box des accusés. "Qu'est-ce qu'il se passe?", s'agace le président. "Avec les (autres) gendarmes, y'avait pas de problème, avec cette équipe d'handicapés c'est tous les jours des problèmes!”, éructe Mohamed Abrini, un des logisticiens des attentats. Un autre accusé, Mohamed Bakkali, accusé d'avoir loué des appartements pour les commandos, se lève à son tour et se plaint des "contraintes" imposées par les gendarmes. "Ils veulent nous écraser", dit-il.

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Abrini reprend la parole.

- "Les gendarmes nous disent de nous taire. J'ai envie de parler avec mon pote", vocifère-t-il.

Le "pote" en question c'est Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

- "Monsieur Abrini, il y a interdiction de communiquer entre vous pendant l'audience", lui rappelle calmement le président.

- "Ca fait six ans que j'ai pas vu mon pote, je lui parle", rétorque l'accusé. "Je lui parle quand je veux", insiste-t-il.

- "Non. C'est moi qui décide", rappelle fermement le président qui lui demande de s'asseoir.

Bakkali reprend la parole.

- "C'est pas qu'on veut se plaindre, mais on doit encaisser sept fouilles par jour", s'insurge-t-il.

Salah Abdeslam se lève et exige de quitter le box.

- "C'est pas vous qui décidez. Vous vous asseyez et puis c'est tout. Vous voulez un outrage à magistrat, c'est ça que vous voulez? Stop, on se calme, c’est vendredi, on va peut être éviter tout incident", répond le président avec fermeté. "Je pense(...)


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