La bourse ferme dans 4 h 33 min
  • CAC 40

    6 693,94
    -82,31 (-1,21 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 050,40
    -59,11 (-1,44 %)
     
  • Dow Jones

    35 135,94
    +236,60 (+0,68 %)
     
  • EUR/USD

    1,1351
    +0,0058 (+0,51 %)
     
  • Gold future

    1 795,80
    +10,60 (+0,59 %)
     
  • BTC-EUR

    50 837,33
    +173,94 (+0,34 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 461,42
    +32,49 (+2,27 %)
     
  • Pétrole WTI

    67,97
    -1,98 (-2,83 %)
     
  • DAX

    15 062,25
    -218,61 (-1,43 %)
     
  • FTSE 100

    7 038,54
    -71,41 (-1,00 %)
     
  • Nasdaq

    15 782,83
    +291,18 (+1,88 %)
     
  • S&P 500

    4 655,27
    +60,65 (+1,32 %)
     
  • Nikkei 225

    27 821,76
    -462,16 (-1,63 %)
     
  • HANG SENG

    23 475,26
    -376,98 (-1,58 %)
     
  • GBP/USD

    1,3340
    +0,0028 (+0,21 %)
     

Procès du 13-Novembre: à la barre, Aurélie raconte la vie sans Matthieu

·2 min de lecture

Au procès des attentats du 13 novembre 2015, la cour entend toujours les parties civiles. C’est la quatrième semaine de témoignages. Après les rescapés du Bataclan, c'est désormais aux proches des victimes de prendre la parole. Ce jeudi 21 octobre, Aurélie est venue raconter à la barre comment ce soir-là, à 34 ans, elle a perdu son grand amour, le père de son petit garçon de 3 ans et de la petite fille dont elle était alors enceinte. Elle a aussi raconté leur vie sans Matthieu.

Avec notre envoyée spéciale au Palais de Justice de Paris, Marine de la Moissonnière

Matthieu, « c'était ma maison », raconte Aurélie d'une voix douce. Quand il meurt, cela fait 15 ans qu'ils sont ensemble. Ils ont un petit garçon et attendent leur deuxième enfant.

Aujourd'hui, Gary a 9 ans, Thelma 5 ans. Ils grandissent sans leur père, mais ils vont bien, dit Aurélie. Gary est tout de suite « entré dans le deuil ». Le 14 novembre au soir, il fait la liste de tout ce qu'il ne pourra plus faire avec son père : manger des kiwis, monter sur ses épaules, jouer au foot... Gary oblige Aurélie à avancer, un jour après l'autre. Il devient « le berger du troupeau de mes peines ».

La « responsabilité du survivant »

Puis arrive Thelma. « Cette nuit-là, monte en moi la certitude qu'on sera heureux. Je sais que je dois ça à Matthieu », explique Aurélie. Elle, ce n'est pas la culpabilité, mais la « responsabilité du survivant » qu'elle ressent. « Je ne suis pas toujours une maman rigolote. Mais mes enfants savent que je suis là, solide. » Parfois dans sa chambre, Thelma murmure « papa ». Elle pense qu'on se retrouve tous après la mort, poursuit Aurélie. Alors, elle patiente.

Chaque soir, en rentrant du procès, la jeune femme raconte à ses enfants les belles choses qui s'y passent. Ces gens qui s'étreignent, ces parties civiles qui donnent de la nourriture aux accusés un soir où l'audience s'éternise ou bien encore, ce frère qui a protégé sa sœur au Bataclan. « Chaque jour, je remplis ici mes cuves d'humanité », conclut Aurélie en souriant.

►À lire aussi : Procès du 13-Novembre 2015: quand les victimes s'adressent aux accusés

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles