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Comment Proarti veut venir en aide au spectacle vivant en région Sud

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Les années passent et le succès du festival d'Avignon ne se dément pas. Selon les organisateurs, lors de la dernière édition, ce sont 204 230 billets qui ont été vendus - en cumulant le In et le Off - auxquels s'ajoutent 31 600 entrées libres pour des rencontres, lectures et projections. Un succès qui fait du lieu une terre d'opportunités pour les artistes qui s'y produisent... mais aussi une montagne de dépenses...

"Les compagnies qui se présentent à Avignon bénéficient de sources de financement diversifiées, publiques ou privées. Mais il faut payer la logistique ; les créneaux pour jouer coûtent cher sans parler du logement ", affirme Grégoire Harel, fondateur de Proarti. "La variable d'ajustement, c'est la rémunération des artistes. Alors beaucoup choisissent de se produire à perte". D'autant que si le patrimoine ou les arts plastiques bénéficient de manière considérable du mécénat, c'est moins le cas du spectacle vivant dont il reste peu de traces une fois la représentation donnée.

Allier mécénat et financement participatif

Pour aider les artistes à tirer profit de ce qui est le plus grand festival francophone de spectacle vivant, tout en minimisant les risques, le fonds de dotation Proarti, une organisation d'intérêt général à but non lucratif, a créé Mission Avignon. Une opération lancée pour la seconde année consécutive et qui allie financement participatif et mécénat, ce dernier permettant de collecter des dons plus importants grâce aux réductions fiscales qu'il offre. "Sans mécénat, le don moyen est de 50 euros. Avec, il est de 155 euros", note Mathieu Davoust, chargé des partenariats.

A cela s'ajoute un mécanisme incitatif, les dons "coup de pouce". L'idée est de montrer aux bienfaiteurs qu'ils ne sont pas seuls à contribuer et de les motiver à faire monter la jauge de l'argent collecté pour atteindre des paliers. "Nous avons expérimenté cela l'an dernier.

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