La bourse est fermée
  • Dow Jones

    34 092,96
    +6,92 (+0,02 %)
     
  • Nasdaq

    11 816,32
    +231,77 (+2,00 %)
     
  • Nikkei 225

    27 346,88
    +19,77 (+0,07 %)
     
  • EUR/USD

    1,0995
    +0,0129 (+1,19 %)
     
  • HANG SENG

    22 072,18
    +229,85 (+1,05 %)
     
  • BTC-EUR

    21 578,60
    +453,21 (+2,15 %)
     
  • CMC Crypto 200

    538,70
    +296,03 (+121,98 %)
     
  • S&P 500

    4 119,21
    +42,61 (+1,05 %)
     

Prix de la presse : En kiosque, les lecteurs résistent péniblement à la crise du papier

M.ASTAR/SIPA

REPORTAGE - En kiosque, alors que depuis le 2 janvier, la quasi-totalité des quotidiens nationaux ont augmenté leurs prix de 10 à 30 centimes, on mise sur la fidélité des clients. Mais avec la hausse des prix, même les férus de presse commencent à courber l'échine.

Le Magazine M du week-end dernier en main, Louise s’avance vers le comptoir, ouvre son poing et en laisse tomber quelques pièces. Gérard, son kiosquier installé en dessous du métro La Motte-Picquet Grenelle, lui en rend quelques-unes, à son grand étonnement. "Je pensais que les prix avaient augmenté", s’interroge-t-elle. Ceux des quotidiens, oui. Depuis ce lundi 2 janvier, les lecteurs de presse devront débourser 10, 20 ou 30 centimes de plus à la caisse, selon le titre qu’ils choisissent. En cause: la flambée des prix du papier - et des coûts industriels liés à sa production -, alors même que l'offre numérique érode depuis plusieurs années les ventes au numéro.

"La sensation du papier, ça ne se remplace pas"

Pour les offres du week-end, l’augmentation prendra effet à partir de la fin de la première semaine de janvier. "Ça nous laisse encore un peu de temps", sourit la retraitée dans un haussement d’épaules. Malgré la hausse de prix, Louise restera une cliente fidèle de la petite boutique verte surplombée par les rails de la ligne 6. "De temps en temps, on lit sur Internet, mais ça n’est pas pareil. La sensation du papier, pour moi, c’est important, et ça ne se remplace pas".

Alors que le journal La Croix ou encore Libération atteignent aujourd’hui les 2,70 euros, les kiosquiers ne se font pas de mauvais sang. "Les gens sont attachés aux titres auxquels ils sont habitués", affirme Desai, installé à l’angle de l’Avenue Bosquet. Fort de son expérience, le quadragénaire sait que la hausse des tarifs n’impactera que très peu l’activité de son kiosque. "Durant les premières semaines qui suivent ce changement, on vend un peu moins. C’est normal, les gens sont en colère, et ils veulent le montrer. Mais très vite, ils reviennent", explique-t-il du haut de son tabouret.

Lire aussiHausse du prix du papier : la presse monte ses tarifs en kiosque

Mais inévitablement, certains manquent à l’appel. Dans le 18ème arrondissement, Dany Hadj se désole de ne plus voir certains visag[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi