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Prisons : pourquoi il faut donner des emplois qualifiés aux détenus volontaires

POOL/AFP - Lionel BONAVENTURE

Vecteur de réinsertion vanté par le ministre de la Justice, le travail en prison continue de séduire les entreprises qui y trouvent de nombreux avantages. Mais les missions demandées – souvent peu qualifiantes – ne préparent pas toujours les détenus au marché de l'emploi.

Le travail en prison, c'est "gagnant, gagnant, gagnant". Alors que le ministre Eric Dupont-Moretti appelait jeudi 1er septembre une vingtaine d’entreprises et de représentants syndicaux pour les encourager à recruter derrière les barreaux, le garde des Sceaux a promu le nouveau contrat d’emploi pénitentiaire. Ce pilier majeur du chantier de la réforme du travail en prison octroie de nouveaux droits aux détenus, comme la possibilité de cotiser pour une assurance chômage ou pour une retraite complémentaire. Mais il n'en demeure pas moins attractif pour les concessionnaires privés. A l'aune de ce nouveau cadre, une question se pose : le travail en prison profite-t-il vraiment à toutes les parties, comme l'affirme le ministre ?

Lorsqu’elles vont à la rencontre des quelques 22.000 détenus qui travaillent sur 71.000, "le premier avantage escompté par les concessionnaires reste financier", rappelle Benjamin Monnery maître de conférences en économie à l'Université Paris Nanterre et chercheur à EconomiX-CNRS. "En prison, le coût du travail est nettement plus faible. Les charges patronales sont environ réduites de moitié", énumère l'économiste. Selon un contrat type de l'administration, les charges patronales sont fixées à 16%. "Des ateliers sont mis à disposition des concessionnaires par l’administration pénitentiaire qui s’occupe elle-même de verser les salaires. Subventions, aides matérielles…"Sans ces incitations, beaucoup d'entreprises s'en iraient", poursuit l'expert.

Une main-d’œuvre à petits prix

Depuis 2009, la rémunération de ces employés de l’ombre est encadrée par la loi. Là où un détenu travaillant au dernier échelon du service général touche 2,17 euros l’heure, les concessionnaires privés, eux, sont contraints de mettre davantage la main à la poche : 4,88 euros par heure. En théorie.

Car la rémunération à la pièce, bien qu’interdite depuis la même année, réussit encore à se frayer jusqu’aux fiches de paie. Un ancien détenu, dont la mission consistait à ensacher[...]

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