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Les primaires, une machine à diviser qui renforce les extrémistes ?

·2 min de lecture

Cela même qui augmente les chances des plus radicaux, au sein de chaque parti, les diminue à l’échelle nationale.

Face à l’effarante monomanie des médias, qui ne savent plus traiter que de virus et de vaccins, la candidature de Xavier Bertrand à l’élection présidentielle fait comme une heureuse bouffée d’air. On va enfin pouvoir parler d’autre chose que de la pandémie ! Le président de la région Hauts-de-France refuse de passer par une primaire. C’est l’occasion d’y réfléchir. Les primaires sont-elles utiles, comme je l’ai cru longtemps, ou néfastes ?

Confier la désignation des candidats aux électeurs plutôt qu’aux partis, cela me sembla d’abord un perfectionnement de la démocratie. Les primaires du Parti socialiste, en 2007, et de la gauche, en 2011, ne m’ont pas fait changer d’avis. Ségolène Royal puis François Hollande, qui les remportèrent, pouvaient fédérer leur camp et peut-être convaincre une majorité de Français. Les primaires de 2016-2017, en revanche, ont laissé à beaucoup un goût amer. Elles ont accentué, à droite comme à gauche, les divisions internes à chaque parti, laissant derrière elles bien plus d’amertume que d’enthousiasme. Les électeurs y avaient choisi les candidats les plus radicaux, François Fillon, avec un programme ultralibéral, et Benoît Hamon, avec des propositions beaucoup plus à gauche que la ligne habituelle du Parti socialiste. On sait ce qu’il en advint : les deux furent éliminés dès le premier tour, alors qu’aucun des candidats présents au second (Emmanuel Macron et Marine Le Pen) n’avait participé à quelque primaire que ce soit, pas plus d’ailleurs que
Jean-Luc Mélenchon, qui ne rata le second tour que de peu, très loin devant Benoît Hamon !

Les primaires seraient donc devenues contre-productives ? C’est ce que je crains. Ceux qui se déplacent, pour y voter, sont les plus motivés. Et les plus motivés, hélas, sont souvent les plus extrémistes ! Cela même qui augmente les chances des plus radicaux, au sein de chaque parti, les diminue à l’échelle nationale. Exalter les militants et les convaincus, c’est une chose. Convaincre les indécis, sans les[...]

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