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Le vaisseau Shenzhou-12 s'est arrimé à la station spatiale chinoise

·4 min de lecture

La première mission habitée à destination de la station spatiale chinoise en construction a décollé jeudi du désert de Gobi et s'est arrimée "avec succès". Les trois astronautes à son bord passeront trois mois dans le premier module de la station.

Pari réussi pour la Chine. Les premiers astronautes sont arrivés, jeudi 17 juin, dans la nouvelle station spatiale chinoise, dans le cadre de la plus longue mission avec équipage jamais entreprise par le pays, une étape décisive pour Pékin en pleine rivalité technologique avec Washington.

Il s'agit du premier vol habité pour la Chine en près de cinq ans. Les trois astronautes de la mission, dont les noms n'ont été révélés que mercredi, doivent séjourner trois mois dans l'espace.

Dans un contexte de tension avec l'Occident, la réussite de la mission est une question de prestige pour Pékin, qui s'apprête à célébrer le 1er juillet le centenaire du Parti communiste chinois (PCC).

Jeudi après-midi, l'agence spatiale chinoise chargée des vols habités a annoncé "le succès" de l'arrimage du vaisseau habité Shenzhou-12 au premier module de la Station spatiale chinoise que Pékin assemble, "Palais céleste", qui doit rivaliser avec la Station spatiale internationale (ISS).

Six heures plus tôt, la fusée Longue-Marche 2F avait quitté à 9 h 22 (1 h 22 GMT) son pas de tir du Centre de lancement spatial de Jiuquan, dans le désert de Gobi, avant de s'installer en orbite dix minutes plus tard.

La télévision publique CCTV a diffusé des images des astronautes, tout sourire, en train de soulever leur visière après leur arrivée en orbite, alors qu'un crayon flottait en apesanteur.

Un programme chargé

"Les panneaux solaires se sont déployés normalement et nous pouvons déclarer que ce lancement est réussi", avait annoncé le directeur du centre de lancement, Zhang Zhifen.

Jeudi soir, les astronautes ont été montrés à la télévision entrant dans le premier module de la Station spatiale, l'un d'entre eux effectuant un saut périlleux de 360 degrés au cours de cette opération.

Centre de contrôle et lieu de vie des astronautes, le module Tianhe a été placé fin avril en orbite terrestre basse (à 350-390 km d'altitude).

À son bord, les astronautes ne chômeront pas : maintenance, installation de matériel, sorties dans l’espace, préparation des missions de construction à venir et des séjours des futurs équipages.

Une fois achevée, la station spatiale chinoise, appelée Tiangong ("Palais céleste"), sera de dimension semblable à celle de l’ex-station soviétique Mir (1986-2001). Sa durée de vie sera de dix ans minimum.

Une question de prestige

La Chine s’est résolue à construire sa propre station dans l’espace après le refus des États-Unis de la laisser participer à la Station spatiale internationale (ISS). Cette dernière – qui réunit les États-Unis, la Russie, le Canada, l’Europe et le Japon – doit prendre sa retraite en 2024, même si la Nasa a évoqué une prolongation possible au-delà de 2028.

"Nous sommes prêts à coopérer avec n’importe quel pays qui s’engage en faveur de l’utilisation pacifique de l’espace", a déclaré mercredi un haut responsable de l’Agence chinoise des vols habités (CMSA), Ji Qiming.

Shenzhou-12 est la troisième des onze missions – dont quatre avec équipage – nécessaires pour achever la première station spatiale complète de la Chine. La construction a débuté en avril avec le lancement de Tianhe, le premier et le plus grand des trois modules. Quatre missions habitées sont prévues au total.

>> À lire : Avec Beidou, Pékin concrétise ses "nouvelles routes de la soie spatiales"

Juste avant leur départ, le commandant de la mission, Nie Haisheng, accompagné de Liu Boming et Tang Hongbo, ont dit adieu à leurs proches et à leurs collègues lors d’une cérémonie au fort contenu patriotique au cours de laquelle a retenti un vieux refrain révolutionnaire : "Pas de Chine nouvelle sans le Parti communiste".

"Depuis des décennies, nous avons écrit de glorieux chapitres de l’histoire spatiale chinoise et notre mission incarne les attentes du peuple et du Parti lui-même", a déclaré Nie Haisheng, qui a déjà effectué deux vols spatiaux.

Le trio a passé plus de 6 000 heures d’entraînement, dont des culbutes en piscine en combinaison spatiale, afin de s’habituer aux sorties en apesanteur.

"Nous nous sommes battus à chaque minute pour accomplir notre rêve spatial", a témoigné Liu Boming, l’un des membres de l’équipage. "Je me suis entraîné en me consacrant à la cause."

Avec AFP et Reuters

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