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Première enquête mondiale sur la crise climatique: «Oui, il y a urgence»

·4 min de lecture

Le Programme des Nations unies pour le développement, le PNUD, a lancé la première grande enquête publique à l'échelle de 50 pays représentant 56% de la population mondiale : « People's climate vote ». Une question centrale : « Pensez-vous que la crise climatique est une urgence ? » : plus de 1,2 million de personnes ont répondu « oui ».

Cette grande enquête s’est déroulée sur 3 mois, entre octobre et décembre 2020 pendant la crise du Covid, dans 17 langues, et dans 50 pays. Pour atteindre un maximum de personnes et parce que l’industrie du jeu regroupe plus d’usagers que toutes les autres industries culturelles confondues, le PNUD a choisi de passer par des annonces dans plus de 4 000 jeux sur smartphones, comme angry birds ou les sudoku.

Même si la fracture digitale a joué – les réponses viennent majoritairement des centres urbains dans les pays moins avancés - l’enquête a effectivement atteint son but, puisque plus d'un million de personnes ont répondu, dont une grande partie de jeunes de moins de 18 ans et de femmes. Ces résultats ont été traités par les sociologues de l’université d’Oxford, qui les ont triés et classés par groupes de pays, régions, niveaux de vie, genre, âge. Les résultats sont annoncés avec une marge d’erreur de +/- 2%, ce qui est faible.

Un résultat clair

Ce qui frappe, c’est l’ampleur de la reconnaissance de l’urgence climatique planétaire, quel que soit l’âge, le genre, ou la localisation : 64% en moyenne ont répondu « oui » à la question principale. En tête, les petits États insulaires, avec 74%, et les pays à revenu élevé, 72%. Le questionnaire abordait 6 domaines d’action politique face au changement climatique : économie, énergie, transports, alimentation, agriculture, nature et protection des populations, dans 18 propositions.

Il en ressort que les citoyens ne croient pas dans une solution magique, comme la voiture électrique ou l’énergie solaire, mais veulent des politiques multisectorielles pour aborder cette crise, avec des priorités : la conservation des forêts et des terres, surtout dans les pays qui ont une déforestation intense (60% au Brésil, 57% en Indonésie et en Argentine). En 2e arrivent les énergies renouvelables, principalement dans les pays enquêtés les plus émetteurs de gaz à effet de serre (76% en Australie, 73% au Canada, 71% en Allemagne, 69% en Afrique du Sud). Puis arrivent l’agriculture durable et les investissements dans les entreprises et les emplois verts (tous les pays du G20 enquêtés, Royaume Uni en tête).

Un critère principal : l’éducation

L’enquête montre que le principal facteur de différenciation entre les réponses est le niveau d’éducation. Que ce soit au Bhoutan ou en République Démocratique du Congo, les personnes ayant un diplôme post-bac estiment majoritairement que la crise climatique est une urgence.

Le 2e critère de différenciation est l’âge : dans tous les pays enquêtés, les jeunes de moins de 18 ans considèrent à presque 70% qu’il faut agir vite, contre 58% chez les plus de 60 ans, mais tous les pourcentages restent élevés dans toutes les tranches d’âge.

Le genre n’est pas discriminant, à part au Nigeria, où les hommes ont répondu majoritairement, mais il est probable que le moindre accès à l’éducation et aux responsabilités publiques pour les femmes en soit responsable.

Entendre la voix des citoyens à un moment clé

L’objectif du PNUD, par cette enquête, était de donner une voix aux citoyens, jeunes inclus. Or 2021 est un moment stratégique pour la planète : les États planifient la sortie de la crise du Covid, et en même temps, ils préparent les annonces de leurs engagements pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, ces contributions qu’ils devront présenter à la COP26 à Glasgow à la fin de l’année.

Or, il ressort de l’étude qu’une majorité de citoyens affiche son intérêt pour la politique climatique. Pour Sarah Bel, directrice de la communication pour l’Europe au PNUD : « On a été surpris par l’ampleur de la conscience climatique et la volonté de contribuer qui se dégagent du sondage (…) les résultats de l’enquête sont diffusés aux responsables des États, et le PNUD entend travailler main dans la main avec ceux-ci pour les aider à affiner leurs politiques climatiques. »

Une deuxième enquête va voir le jour pour atteindre les citoyens qui n’ont pas pu répondre en raison de la fracture numérique, en particulier dans les campagnes des pays à faible revenu.

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