La bourse est fermée
  • Dow Jones

    31 719,59
    -935,00 (-2,86 %)
     
  • Nasdaq

    11 514,82
    -469,71 (-3,92 %)
     
  • Nikkei 225

    26 911,20
    +251,45 (+0,94 %)
     
  • EUR/USD

    1,0489
    -0,0066 (-0,63 %)
     
  • HANG SENG

    20 644,28
    +41,76 (+0,20 %)
     
  • BTC-EUR

    27 730,63
    -1 266,21 (-4,37 %)
     
  • CMC Crypto 200

    650,62
    -20,06 (-2,99 %)
     
  • S&P 500

    3 953,44
    -135,41 (-3,31 %)
     

Présidentielle: Marine Le Pen, la fin de l’effet miaou, et le retour de l'extrême droite

·2 min de lecture

EDITO - La "bonne copine", qui a élevé seule ses enfants et aime passionnément les chats apparaissait modérée derrière Eric Zemmour. Désormais sur l'immigration, l'Ukraine ou l'Union européenne son programme apparaît comme bien d'extrême droite.

Jusqu’à ce dimanche 10 avril 20h01 du premier tour de l’élection présidentielle 2022, Marine Le Pen avait réussi à se planquer et à conduire- avec une réelle efficacité- ce que notre éditorialiste à Challenges Nicolas Domenach avait baptisé une "campagne miaou". Se planquer, oui, grâce à Éric Zemmour. Le postulant à la droite de l’extrême-droite se montra en effet si radical (les immigrés), si cruel (la scolarisation des enfants handicapés, l’accueil des réfugiés ukrainiens) qu’une bonne partie de l’opinion publique, mais aussi de la presse et des médias, toutes sensibilités confondues, se firent soudain aimables, voire complaisants, envers l’Héritière. Exemple parmi d’autres: le "poutinisme" de Zemmour effaça en grande partie celui tout autant débridé de Le Pen. La "bonne copine", qui a élevé seule ses enfants, aime passionnément les chats et vit en coloc avec une amie, c’est ainsi qu’elle se présentait depuis quelques mois déjà, devenant notamment ainsi une adversaire à la fois crédible et dangereuse pour le second tour de ce scrutin.

Les mêmes qui l’avaient recentrés ("une populiste d’accord, mais plus tout à fait d’extrême-droite") furent soudain pris de panique. Ils furent certes rassurés, un peu, d’entendre Jean-Luc Mélenchon, le perdant-vainqueur de cette présidentielle, clamant et déclamant à quatre reprises "pas une voix pour Marine Le Pen"- sans pour autant appeler à "voter Macron"; ils retrouvèrent un semblant du frisson militant d’antan quand ils découvrirent les appels anti-Le Pen des stars du sport- en tête le capitaine de l’équipe de France de rugby, Antoine Dupont-, puis de la culture.

Dès lors, ils n’écartèrent plus la reconstitution (en moins grand, en moins fort) d’un "front républicain" qui, une fois encore, empêcherait l’accession de l’extrême-droite au pouvoir. Mais ils ne tablaient certainement pas sur les dévoilements à répétition de Marine Le Pen aussitôt après sa qualification pour la finale. En quelques heures, en quelques jours, ne bénéf[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles