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Présidentielle: le Frexit caché de Marine Le Pen

·2 min de lecture

Si, en apparence, la candidate a renoncé à la sortie de l'Europe pour rassurer ses électeurs, son programme contient toute une série de mesures totalement incompatibles avec ses institutions.

Si elle est élue le 24 avril, Marine Le Pen a déjà annoncé la destination de son premier voyage officiel: "J'irai à Bruxelles pour dire à la Commission européenne des choses pas très agréables." Et pour cause: si, en apparence, la candidate a renoncé à la sortie de l'Europe pour rassurer ses électeurs, son programme contient toute une série de mesures totalement incompatibles avec ses institutions.

A commencer par la réduction unilatérale de 5 milliards d'euros sur la subvention hexagonale au budget de l'Union européenne ou la récupération d'1 milliard sur la taxe carbone prélevée aux frontières de l'Europe.

Opposition frontale au droit communautaire

Dans sa politique anti-immigrés, Marine Le Pen défend nombre de mesures qui s'opposent frontalement au droit communautaire. Et entraîneraient à coup sûr une condamnation de la France. La quasi-suppression des prestations sociales aux étrangers, y compris aux citoyens de l'Union, constituerait une grave discrimination à l'encontre des Allemands, Italiens ou Espagnols vivant en France. Elle serait immanquablement sanctionnée par la Cour de justice de l'Union européenne. La réforme du droit d'asile ou la possibilité d'interdire aux étrangers légalement installés d'être rejoints par leurs conjoint ou enfant tomberaient sous le coup de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Plus largement, par une modification de l'article 55 de la Constitution, Marine Le Pen compte s'arroger le droit de ne plus respecter l'intégralité des traités européens déjà signés par la France. "Des lois organiques déterminent les conditions dans lesquelles les traités ou accords régulièrement ratifiés prennent effet, ainsi que leur autorité en droit interne", stipule ainsi le projet de loi présenté par la candidate en septembre.

Avec, en prime, des restrictions sur le droit des Français à invoquer les textes juridiques européens pour se défendre devant les tribunaux tricolores. "C'est une attaque en règle contre le droit européen qui serait sans do[...]

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