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Présidentielle: Les data brokers battent la campagne

·2 min de lecture

Les courtiers en données ont signé de nombreux contrats avec les partis durant la présidentielle. Mettant leur listing à leurs services. En toute légalité.

Tous les cinq ans, le téléphone de Laurent Delwalle sonne à ne plus s’interrompre. "Dans ce métier, il ne faut pas rater la moisson", lâche le fondateur de la société SelfContact. Dans les dernières semaines de la campagne présidentielle, les candidats font appel à ce data broker – courtier en données – pour contacter des soutiens potentiels par téléphone ou par SMS. Dans ses fichiers dorment les informations de plus de 28 millions d’électeurs. Numéros de téléphone, catégorie de revenus, profil socio-professionnel… Un carnet d’adresses que la société loue aux candidats pour des actions ciblées. "Nous ne leur donnons jamais l’accès aux listes, nous appelons nous-mêmes", souligne Laurent Delwalle. A juste titre? Le lundi 11 avril, l’Union des étudiants juifs de France et l’association J’Accuse ont porté plainte Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris, le lendemain, pour "détournement des finalités d’un fichier de données à caractère personnel". "Ses équipes nous ont demandé des choses que nous ne faisions pas", glisse Laurent Delwalle, qui n’a pas travaillé avec le candidat.

Dans le cadre du RGPD

Ce n’est pas faute d’avoir signé des contrats avec tous les autres partis. "Pour tous, nous appliquons le même traitement, précise le fondateur. Le premier arrivé est le premier servi." Au premier tour, Valérie Pécresse et Emmanuel Macron se sont ainsi partagé l’exclusivité des électeurs de plus de 65 ans. "Nous ne vendons jamais les mêmes fichiers à deux partis différents", ajoute le PDG, qui ne franchit pas, non plus, les lignes tracées par la Cnil. "En dehors de leurs adhérents et de leurs sympathisants, les partis ne peuvent constituer des fichiers sur des opinions politiques ou religieuses sans consentement, complète Jacques Priol, président de l’observatoire Data Publica. C’est l’une des différences avec les data brokers américains, qui peuvent se permettre de collecter jusqu’à 5 000 informations par électeur en utilisant leurs cartes de fidélité ou des d[...]

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