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Premier débat entre Donald Trump et Joe Biden : une foire d'empoigne du début à la fin

·4 min de lecture

À cinq semaines de la présidentielle américaine du 3 novembre, Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés pour la première fois, mardi soir, lors d'un débat télévisé qui a donné lieu à un duel plus que musclé. Les attaques personnelles et la cacophonie ont souvent empêché les propositions de fond d'émerger.

Cacophonie, foire d'empoigne, chaos... Les mots ne manquent pas pour qualifier le premier débat qui a opposé, mardi 29 septembre, Donald Trump à Joe Biden, les deux candidats à la présidentielle américaine de novembre.

Ces échanges étaient si acrimonieux que les téléspectateurs en ont presque oublié le fond des thèmes évoqués. Questionnés tour à tour sur la Cour suprême, la crise sanitaire et économique, les violences policières et le racisme systémique, ou encore l'intégrité des élections, chaque candidat a tenté de marquer des points sans vraiment réussir à parler de son programme.

Le président républicain, distancé dans les sondages par son rival démocrate, a passé les 90 minutes du débat à tenter de discréditer Joe Biden. Il l'a accusé d'être manipulé par la gauche radicale et de ne pas oser prononcer les mots "la loi et l'ordre". Il a aussi ouvertement questionné l'intelligence de l'ex-vice-président, critiquant l'université qu'il a fréquentée et rappelant qu'il était plutôt mauvais élève. Donald Trump s'en est pris également aux supposés conflits d'intérêt du fils de Joe Biden, Hunter, en rappelant le travail de ce dernier pour une firme gazière ukrainienne.

Questionné sur ses impôts — il n'aurait payé que 750 dollars de taxes en 2016 et 2017, selon le New York Times — Donald Trump a botté en touche, affirmant avoir payé "des millions de dollars d'impôts". Il a en même temps admis avoir profité des crédits d'impôts accordés par l'administration Obama-Biden.

"Menteur"

Le milliardaire n'a cessé de couper la parole à son concurrent, mais aussi au modérateur Chris Wallace, dont la performance a été largement critiquée par les commentateurs pour son manque de fermeté.

Joe Biden, de son côté, s'en est à plusieurs fois pris personnellement au président. Il l'a traité de "menteur", l'a accusé d'être le "chiot" du président russe Vladimir Poutine et lui a demandé de "la fermer" à plusieurs reprises. "C'est difficile d'en placer une avec ce clown", a-t-il soufflé. Même en évoquant des sujets graves comme la pandémie de Covid-19, les attaques se sont résumées à des sarcasmes : "Vous devriez sortir de votre bunker et de votre parcours de golf" pour vous occuper de cette crise, a ainsi conseillé le démocrate au chef de l'État.

Joe Biden a aussi misé sur une adresse directe aux téléspectateurs en regardant directement la caméra et en ne parlant de Donald Trump qu'à la troisième personne. "Votez, votez, votez", leur a-t-il intimé. "Il ne peut pas vous empêcher de déterminer l'issue de cette élection." Il s'est engagé à reconnaître les résultats du scrutin du 3 novembre, peu importe le gagnant. Donald Trump, lui, a refusé de s'engager à appeler au calme ses partisans si le comptage des voix prenait du temps et a réitéré ses accusations de fraude liée au vote par correspondance.

Le fond oublié

"C'était à celui qui criait le plus fort", résume Michael Anne Jones, une habitante de Cleveland interrogée par France 24. Cette républicaine, qui s'est donné pour mission de convaincre ses camarades de voter pour Joe Biden, estime que Donald Trump s'était comporté comme une "brute" et que Chris Wallace "ne pouvait pas le contrôler". "Joe Biden a réussi à faire passer quelques messages vers la fin et s'est comporté de manière civilisée. Je ne pense pas que le public ait appris quoi que ce soit sur le fond, sinon combien certaines personnes se comportent mal."

Shannon, une supportrice de Donald Trump rencontrée à Cleveland, se dit "un peu déçue par l'impatience du président". "J'aurais aimé qu'il soit plus calme. Je n'ai pas eu une meilleure impression de Biden. Ses réponses semblaient vagues et creuses", affirme-t-elle à France 24.

Les deux candidats auront l'occasion de s'affronter à nouveau, jeudi 15 octobre, lors d'un deuxième débat organisé à Miami. En espérant que les noms d'oiseaux laissent la place à des échanges plus constructifs.