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Présidentielle 2022: 44% des policiers et militaires prêts à voter Le Pen au premier tour

·2 min de lecture
Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, le 8 mai 2021. - François Lo Presti - AFP
Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, le 8 mai 2021. - François Lo Presti - AFP

Un peu moins d'un an avant le premier tour de l'élection présidentielle, au moins 44% des policiers et militaires envisagent déjà de voter pour Marine Le Pen, comme le rapporte un sondage Ipsos pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), dont un volet est publié ce mardi matin par L'Opinion. Réalisée du 9 au 15 avril dernier, cette enquête électorale révèle un certain enracinement du vote Rassemblement national (RN). Au premier tour, le candidat de droite Xavier Bertrand ne récolterait que 24% des voix des forces de l'ordre, contre 20% pour Emmanuel Macron.

Selon ce sondage, Marine Le Pen pourrait récolter jusqu'à 60% des intentions de vote des policiers et des militaires au deuxième tour du scrutin, contre seulement 20% pour Emmanuel Macron.

La question sécuritaire s'invite dans la présidentielle

Les résultats de cette étude électorale surviennent alors que l'exécutif a érigé la lutte contre les trafics en priorité et que l'insécurité s'annonce comme un thème majeur de la campagne présidentielle de 2022. Mercredi dernier, un policier de 36 ans a été tué par balle mercredi près d'un point de deal à Avignon par un tireur qui s'est ensuite enfui.

"On voit incontestablement qu'il y a, dans l'opinion, une forte préoccupation pour les questions de sécurité", analyse ce lundi soir sur BFMTV Bruno Cautrès, chercheur au CNRS rattaché au Cevipof.

Pour Bruno Cautrès, ce sondage montre que dans le contexte actuel, les professions qui se trouvent en première ligne sont davantage sensibles à "la proposition politique du Rassemblement national". "Il y a une combinaison à laquelle ils sont assez sensibles", note le chercheur, à savoir par exemple "la question du rétablissement de l'autorité ou encore la thématique d'un faible libéralisme culturel".

LR et RN réclament davantage de sévérité

Bruno Cautrès rappelle, en outre, que ce sondage ne dresse qu'un tableau "un peu général" des intentions de vote chez les forces de l'ordre en vue de 2022. Selon lui, d'importantes disparités de sensibilité politique sont identifiables au sein de ces corps de métier, notamment en fonction du grade des personnes interrogées, selon s'ils sont retraités ou actifs, etc.

Depuis la mort de ce policier survenue mercredi dans le Vaucluse, la candidate d'extrême droite martèle qu'en cas d'élection, elle serait la présidente "du retour de l'autorité", alors que cette dernière est à ses yeux "à un niveau de délitement jamais atteint" dans le pays et qu'"il n'y a plus un seul endroit en France où on est en sécurité" aujourd'hui. De la même manière, le président (ex-LR) de la région Hauts-de-France et candidat à la présidentielle Xavier Bertrand a lui aussi exhorté le gouvernement à agir, et réclamé que "le criminel (soit) puni avec la plus grande sévérité".

Article original publié sur BFMTV.com

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