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Président "Peter Pan", Emmanuel Macron se heurte à la dure réalité d'un monde en crise

Mourad ALLILI/SIPA

EDITO - Pour gouverner et réformer, la constitution d'une "alliance" sur certains dossiers avec les députés LR et le groupe centriste comme l'a souhaité Emmanuel Macron sur le plateau de France 2, serait d'une grande aide au président, désorienté dans le contexte ambiant. Mais sa vision, plus ouverte sur le monde, plus attentive aux évolutions de la société semble bien loin de la droite autoritaire de Nicolas Sarkozy...

Hésitant. Désorienté. Voire déprimé. Les critiques et les inquiétudes jaillissent de tous bords. Y compris des rangs de Renaissance, le parti majoritaire. Après une campagne présidentielle écourtée, où il n’a pas pris le temps d’exposer son programme, d’expliciter sa vision, le président, une fois réélu, s’est trouvé fort démuni pour définir un cap. Et depuis, la situation a empiré. Absence de majorité parlementaire, inflation, pénuries, grogne sociale, Emmanuel Macron s’est trouvé privé de toute marge de manœuvre et a dû renoncer à toute audace réformatrice, sa marque de fabrique. Pire, il a été contraint, pour calmer les angoisses, de faire volte-face sur de nombreux sujets, comme le nucléaire ou le "quoi qu’il en coûte".

Est-ce la limite du "et en même temps", comme l’a dit Nicolas Sarkozy dans une longue interview au JDD, où il adjure le chef de l’Etat de "franchir le Rubicon" et de "faire un accord politique en bonne et due forme avec toutes les bonnes volontés prêtes à constituer une majorité dans l’intérêt supérieur du pays", c’est-à-dire la droite, afin de constituer une majorité stable? Certes, la constitution d’un bloc majoritaire au Parlement rendrait la politique du gouvernement plus lisible. Plus cohérente. Mercredi soir, le président a d'ailleurs souhaité sur France 2 une "alliance" avec les députés LR et le groupe centriste Liot sur certains textes. Mais jamais Emmanuel Macron ne se ralliera au triptyque de la droite tel que l’a défini Nicolas Sarkozy autorité, fermeté, liberté.

Les principes fondateurs du macronisme contrariés par des vents contraires

Sa vision est différente, plus ouverte sur le monde, plus attentive aux évolutions de la société, plus imprégnée des grands principes du libéralisme… Hélas, les principes fondateurs du macronisme sont aujourd’hui contrariés par des vents contraires. L’Europe recentrée, que le chef de l’Etat appelle de ses vœux, est aujourd’hui contrée par son principal allié, l’Allemagne, qui a choisi de se tourner ver[...]

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