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La préretraite reprend du service dans le privé

·2 min de lecture

Pour réduire leur masse salariale, plusieurs grands groupes proposent à leurs seniors des départs anticipés à des conditions confortables.

Renault, Safran, Thales,ADP… De plus en plus d'entreprises poussent leurs seniors vers la sortie avec de jolies indemnités à la clé. explique Annie Joli-vet, économiste au Conservatoire national des arts et métiers. Avec la crise, le phénomène s'accentue depuis un an." Rien à voir pourtant avec les préretraites en vogue dans les années 1990, qui étaient financées sur fonds publics. Cette fois, ce sont des préretraites 100 % privées. Avantage pour les employeurs : réduire la masse salariale en supprimant des postes sans les lourdeurs ni les contraintes d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

Dispositifs coûteux

Dans le détail, il y a plusieurs types de plans de préretraite qui voient le jour. L'un des outils les plus utilisés actuellement est la rupture conventionnelle collective (RCC), créée en 2017 par les ordonnances sur le Code du travail d'Emmanuel Macron. Pour rappel, cet outil permet à une entreprise de réaliser un plan de départs volontaires après la signature d'un accord avec les syndicats. On assume ce côté pragmatique. Faire partir des seniors permet de sauvegarder l'emploi." Ainsi, si la rupture conventionnelle collective est officiellement ouverte aux 6 600 salariés d'ADP, elle inclut une mesure très attractive pour les seniors : l'entreprise prend en charge 65 % de leur salaire brut pendant quatre ans. Une incitation qui a fait mouche puisque le plafond des départs prévu dans l'accord a déjà été dépassé.

Autre exemple : Ici, pas question d'une rupture conventionnelle collective, mais d'un accord d'entreprise visant à réduire les effectifs. Le géant de l'électronique de défense propose à ses salariés les plus âgés des indemnités de départ majorées et surtout le rachat de trimestres pour leur permettre d'atteindre plus rapidement l'âge de la retraite à taux plein. "Nous avons accepté de signer cet accord car les conditions de départs sont intéressantes, commente le délégué cégétiste, Jean-François Bequet. Surtout, l'entreprise s'est engagée à ne pas r[...]

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