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Les préfets électrisent le débat

·2 min de lecture

Manuel Valls, Marine Le Pen et Xavier Bertrand ont déjà dénoncé la disparition du corps préfectoral.

Et si la suppression de l’ENA se transformait en boulet pour le gouvernement ? Contre toute attente, cette décision, censée donner des gages au ressentiment anti-élites des Français, est désormais contestée par des politiques de tous bords. Car, derrière la volonté d’Emmanuel Macron de rassembler les hauts fonctionnaires dans une seule catégorie d’« administrateurs de l’Etat » à la sortie de la prestigieuse école, se cache la fin programmée du corps préfectoral.

Officialisée par Jean Castex le 7 mai, deux jours après le bicentenaire de la mort de Napoléon, la mesure a peu à peu enflammé le débat. Manuel Valls, ancien Premier ministre et ex-député apparenté LREM, a tiré le premier. « On abat la colonne vertébrale de l’Etat, s’est-il alarmé dans les colonnes d’Acteurs publics. La présence de l’Etat est demandée et attendue dans les territoires. »

« Tentative grossière de manipulation politique »

De fait, après avoir célébré le couple maire-préfet pour affronter la crise sanitaire, l’affaiblissement de l’un des deux paraît peu cohérent. Jean Castex et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ont beau marteler que si le corps préfectoral disparaît, la fonction de préfet, elle, demeure intacte, cela ne suffit pas à rassurer les premiers concernés. Le très discret et loyal président de l’Association du corps préfectoral, Christophe Mirmand, est d’ailleurs monté au créneau auprès de Matignon pour prévenir des dangers de la réforme. « Le métier de préfet s’apprend sur le terrain, poste après poste, et l’existence d’un corps assure des carrières progressives, relève Michel Sappin, ancien préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Sans compter que la disparition du statut va fragiliser les préfets face aux élus locaux. »

Deux candidats déclarés à la présidentielle se sont engouffrés dans la brèche. Xavier Bertrand, en campagne dans les Hauts-de-France, a dénoncé dans le JDD « le parti profondément choquant de faire des fonctionnaires des boucs émissaires » et promis de[...]

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