Pré-ouverture Wall Street : pas de déception pour Alcoa

COURS LIÉS

SymboleCoursVariation
S8,180,19
BELI.PA29,980,00
DWD.DE22,80+1,32
APOL27,910,15
DISH59,500,24

Wall Street reste hésitant en pré-séance ce mercredi, après les comptes trimestriels d'Alcoa (NYSE: AA - actualité) , conformes aux attentes sur le plan des profits et supérieurs aux prévisions en matière de chiffre d'affaires. La saison des publications trimestrielles de résultats débute donc calmement, alors que les annonces des entreprises cotées sur la place américaine s'accélèreront la semaine prochaine. Il n'y a pas de statistique marquante de conjoncture outre-Atlantique ce jour, à l'exception du rapport hebdomadaire du Département à l'énergie concernant les stocks pétroliers domestiques, qui sera publié à 16h30.

Dans l'actualité des sociétés ce jour, Boeing (NYSE: BA - actualité) continue d'inquiéter avec son Dreamliner, tandis qu'Apple (NasdaqGS: AAPL - actualité) suscite une fois de plus les spéculations (iPhone à prix "discount" ?). Apollo Group (NasdaqGS: APOL - actualité) , Alcoa et Constellation Brands (NYSE: STZ - actualité) ont dévoilé leurs derniers résultats financiers.

VALEURS DU JOUR

Dish Network (NasdaqGS: DISH - actualité) a livré une offre de 2,3 Mds$ environ pour l'acquisition de Clearwire, firme qui fait déjà l'objet d'une OPA de 2,2 Mds$ de l'opérateur Sprint Nextel (NYSE: S - actualité) . La bataille est donc lancée, sur le dossier du fournisseur de services wireless Clearwire. Ce dernier a d'ailleurs reconnu hier que la proposition de Dish, à 3,30$ par titre, était supérieure à celle de Sprint. Toutefois, une reprise complète de Clearwire par Dish requiert la coopération de Sprint, qui détient déjà plus de la moitié du capital de sa proie.

Apple. Pour contrer l'avancée de son rival sud-coréen Samsung, Apple réfléchirait à lancer un iPhone à petit prix. C'est en tout cas ce qu'affirme le site du Wall Street Journal, qui précise que cet appareil pourrait voir le jour courant 2013. Le (Paris: FR0000072399 - actualité) projet est à l'étude, mais il pourrait encore être abandonné, soulignent des sources proches du dossier, ajoutant que la firme à la pomme a plusieurs fois envisagé un tel appareil, mais y a renoncé de peur de réduire ses marges bénéficiaires...

S'il voyait le jour, le futur iPhone "low cost" ressemblerait à ses grands frères, mais serait doté d'une coque différente, en plastique, moins chère à produire que l'aluminium brossé qui protège les autres modèles... De nombreuses autres pièces seraient empruntées aux modèles existants, de façon à réduire les coûts de production. L'objectif serait de le vendre dans les pays émergents, où les "smartphones" sous Android, notamment ceux de Samsung, sont vendus moins chers et remportent un vif succès. Un iPhone d'entrée de gamme permettrait ainsi de capter une nouvelle clientèle moins aisée, mais risquerait aussi de cannibaliser les ventes de modèles plus onéreux du groupe, craignent certains analystes.

Boeing. Et de trois ! Les malheurs continuent pour Boeing, qui vient d'enregistrer un troisième incident en l'espace de trois jours sur son 787 "Dreamliner". Après un incendie provoqué par un problème électrique survenu lundi sur un 787 de Japan Airlines, une fuite de carburant sur un appareil similaire de la même compagnie avait forcé le transporteur à annuler mardi son décollage de l'aéroport Logan de Boston. Et ce mercredi, un autre grand client du "Dreamliner", All Nippon Airways, vient d'annuler un de ses vols intérieurs en raison de problèmes de freinage décelés sur un B.787. Le mois dernier, l'aviation civile américaine a ordonné des inspections sur les Boeing 787 après la découverte de fuites sur deux appareils appartenant à des compagnies aériennes étrangères. La cause de ces dysfonctionnements a depuis été identifiée.

Apollo Group, le groupe américain d'éducation, a souffert encore durant le 1er trimestre fiscal 2013. Les recrutements d'étudiants ont baissé de 15% en glissement annuel à 54 milliers environ. Le bénéfice net part du groupe a chuté à 133 M$, contre 149 M$ un an avant. Avec les rachats d'actions, le bpa a tout de même augmenté à 1,18$. Il était de 1,22$ hors éléments, pour des revenus en baisse de 10% à 1,06 Md$. Le propriétaire de l'Université de Phoenix (London: PHNX.L - actualité) table désormais sur un bénéfice annuel d'exploitation allant de 500 à 550 M$, ce qui constitue une révision en baisse de 25 millions de dollars.

Constellation Brands, le groupe américain actif dans les boissons alcoolisées, a réalisé au 3ème trimestre fiscal 2013 un bénéfice dilué ajusté par action de 63 cents, en augmentation de 26% en glissement annuel, pour un bpa GAAP de 58 cents en croissance de 12%. Les revenus consolidés ont atteint 767 millions, en progrès de 9%. Le profit d'exploitation ajusté a représenté 173 M$, en hausse quant à lui de 13% en comparaison de l'an dernier. Le bénéfice net grimpe de 18% à 119 M$ sur une base ajustée. Il est en progression de 4% à 110 M$ en GAAP. Pour l'exercice fiscal en cours, clos fin février, le bpa GAAP est attendu entre 1,97 et 2,07$, alors que le bpa ajusté est espéré entre 2,1 et 2,2$ par titre.

Amazon. Interrogé par Harvard Business Review, le patron d'Amazon, Jeff Bezos, a quelque peu surpris en affirmant que son groupe ne faisait pas une priorité de l'amélioration des marges. Alors que la firme de commerce en ligne connaît une franche expansion, à tel point qu'elle pourrait représenter d'après la prévision de Morgan Stanley (Xetra: 885836 - actualité) , un quart du marché du e-commerce à l'horizon 2016, Bezos a donc reconnu que le "business model" actuel n'était pas orienté vers les marges.

Cependant, Bezos explique également que son groupe tente par contre de maximiser le free cash flow par action absolu en dollars. "Si vous pouviez faire cela en réduisant les marges, nous ferions cela. Le free cash flow, c'est quelque chose que les investisseurs peuvent dépenser", tranche le dirigeant. Reste à savoir si ce discours continuera de convaincre Wall Street.