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Le président de Toyota réélu à l'AG malgré des scandales en série

Le président de Toyota, Akio Toyoda, le 3 juin 2024 à Tokyo (Yuichi YAMAZAKI)
Le président de Toyota, Akio Toyoda, le 3 juin 2024 à Tokyo (Yuichi YAMAZAKI)

Akio Toyoda a été reconduit mardi à la présidence du conseil d'administration de Toyota, mais non sans quelques grognements, certains actionnaires le tenant pour responsable des scandales de certifications inappropriées de véhicules du numéro un mondial de l'automobile au Japon.

Le président de 68 ans a été réélu à l'assemblée générale annuelle organisée au siège du groupe à Toyota City (centre du Japon), mais son taux d'approbation ne sera publié que mercredi, selon un porte-parole interrogé par l'AFP.

Son score pourrait être inférieur à celui de l'an dernier (85%), et encore plus éloigné des quasi plébiscites que M. Toyoda avait l'habitude de récolter les années précédentes quand il était directeur général.

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Deux grandes agences internationales de conseil de vote aux AG, Glass Lewis et Institutional Shareholder Services (ISS), avaient recommandé cette année aux actionnaires du géant automobile japonais de voter contre sa réélection.

Depuis quelques années, des irrégularités dans des tests d'homologation de véhicules pour le marché japonais ont été révélées au sein du groupe, d'abord dans certaines de ses filiales (Hino Motors, Daihatsu, Toyota Industries) et depuis début juin chez Toyota lui-même.

Si l'impact financier de ces affaires est mineur pour le groupe, elles ont écorné son image au Japon, alors que Toyota aimait se considérer comme un modèle de bonne gouvernance.

"M. Toyoda est responsable de n'avoir pas veillé à ce que le groupe maintienne des contrôles internes appropriés" avait estimé le cabinet Glass Lewis fin mai, soit avant même le dernier rebondissement dans ces scandales de certification.

Membre du conseil d'administration du groupe depuis 24 ans, Akio Toyoda "devrait être considéré comme responsable en dernier ressort" de ces problèmes anciens, avait aussi jugé ISS, doutant en outre de la crédibilité des contre-mesures annoncées par la direction pour réformer la culture d'entreprise.

- Résolution d'actionnaires rejetée -

M. Toyoda a cédé depuis l'an dernier la direction générale à l'un de ses fidèles lieutenants, Koji Sato, 54 ans. Mais certains se demandent si le petit-fils du fondateur du groupe ne continue pas de tirer les ficelles en coulisses.

Sur un plan strictement comptable, le succès de M. Toyoda est incontestable: redevenu numéro un mondial de l'automobile depuis 2020 en ventes en volume, son groupe a généré de nouveaux résultats record sur son exercice annuel 2023/24 achevé fin mars, grâce au boom de ses ventes de véhicules hybrides, sa spécialité.

Mais M. Toyoda est devenu la cible d'organisations environnementales ces dernières années pour son scepticisme assumé vis-à-vis d'une transition vers le tout-électrique.

Si M. Sato a fait du 100% électrique la priorité numéro un, ce segment représente à peine 1% des ventes annuelles du groupe pour l'heure. Et Toyota continue de miser beaucoup en parallèle sur les hybrides, l'hydrogène et les biocarburants: il a d'ailleurs récemment présenté le prototype d'un nouveau modèle de moteur thermique.

"Même si Akio Toyoda a été réélu (...) il est clair que beaucoup d'actionnaires sont mécontents" a estimé mardi Greenpeace dans un communiqué. La poursuite du développement de véhicules thermiques par le groupe "est en contradiction avec son objectif d'atteindre zéro émission d'ici à 2050", selon l'organisation environnementale.

Comme l'an dernier, le fonds de pension danois AkademikerPension et d'autres actionnaires de Toyota avaient soumis à l'AG le vote d'une résolution visant à obliger le groupe de se montrer plus transparent vis-à-vis de ses activités d'influence dans le monde liées aux enjeux climatiques.

Cette résolution, à laquelle la direction de Toyota n'était pas favorable, n'a pas été adoptée mardi, selon le porte-parole du groupe interrogé par l'AFP.

etb/roc