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Poutine sur le gril après le fiasco militaire en Ukraine

SPUTNIK

Alors que la contre-attaque de Kiev a nettement fait reculer l’armée russe, le chef du Kremlin est de plus en plus critiqué dans son pays et fait face à une prise de distance de certains alliés comme l'Inde ou la Chine.

L’enlisement de l’armée de Vladimir Poutine en Ukraine débouche sur un phénomène assez naturel: les langues se délient comme jamais en Russie. La télévision publique NTV, qui déroule habituellement les éléments de langage du Kremlin, en est l’exemple parfait. Le 11 septembre, Boris Nadezhdin, ancien député à la Douma, une des chambres de l'Assemblée russe, a ainsi jeté un froid glacial sur le plateau en affirmant "nous en sommes au point où nous devons comprendre qu’il est impossible de vaincre l’Ukraine". Pire, le lendemain, c’était au tour d’un dur du régime, le colonel de réserve du FSB, Igor Guirkine, grande figure de la guerre de 2014 dans le Donbass et , de lancer à ses 430.000 abonnés sur Telegram que: "la guerre en Ukraine continuera jusqu’à la défaite complète de la Russie".

Si des députés municipaux à Saint-Pétersbourg et Moscou ont aussi appelé à la destitution du président russe, faute de résultats en Ukraine, c’est bien la menace d’une colère grandissante des cercles ultra-nationalistes qui semble inquiéter le Kremlin. "Jusqu’à présent Poutine a toujours laissé les héros de guerre s’exprimer, dans une certaine limite, observe un diplomate français précédemment en poste à Moscou. Là, Guirkine, qui dit tout haut ce que beaucoup de Russes et de militaires pensent tout bas, va assez loin." Interrogé le 1er septembre par certains collègues lors de la conférence des ambassadeurs, Pierre Lévy, représentant de la France en Russie, avait jugé "très peu probable", par exemple, un éventuel coup de force des généraux frustrés par la guerre. L’ambassadeur faisant valoir que l’homme fort du régime était trop bien informé par des services lui étant encore fid[...]

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