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Pourquoi Total suspend son projet gazier au Mozambique

·2 min de lecture

Confronté à des risques géopolitiques, le géant du pétrole suspend son gigantesque projet mozambicain. Total, qui préfèrerait, que l’on parle davantage de renouvelables que de pétrole et de gaz est rattrapé par la réalité. Il est d’abord une compagnie d’hydrocarbures.

On s’en doutait et c’est maintenant officiel. Total pour cause de force majeure. Ces derniers mois, la province du nord de Cabo Delgado où le pétrolier a ses installations avait subi plusieurs attaques de groupes armés djihadistes. Le 24 mars, des dizaines de civils, policiers et militaires avaient été tués dans un raid revendiqué par le groupe Etat Islamique. Total, qui comptait 1.200 personnes sur place, avait dès décembre 2020 réduit l’effectif à 200. Et il y a trois semaines, ses employés et sous-traitants avaient été évacués de la ville côtière de Palma par bateau et hélicoptère. Ne restaient plus alors sur le site que des forces armées mozambicaines.

Importantes réserves gazières

"Le projet est pour le moment suspendu, dit une porte-parole de Total. Mais, il n’y a pas de retrait et encore moins d’arrêt définitif." Le coup n’en est pas moins très dur. Pour Total, le Mozambique est un pari sur l’avenir. Le pays n’a jamais été un havre de paix. A la fin du siècle dernier, une cruelle guerre civile fit quelque 900.000 morts et provoqua le déplacement de 5 millions de personnes. Un traité de paix fut signé en 1992. Les combats cessèrent ce qui n’empêcha pas Maputo d’être régulièrement endeuillée par des attentats sporadiques.

Il y a une dizaine d’années, d’importantes réserves gazières furent découvertes dans le nord du pays dans l’océan Indien. Selon le cabinet Wood Mackenzie, le Mozambique pourrait produire d’ici à 2027 jusqu’à 6% du gaz naturel liquiéfié (GNL) mondial. Certains experts estiment qu’il pourrait devenir le quatrième ou le cinquième producteur mondial de gaz. Désireux de préempter ce futur eldorado, Total n’a pas hésité à signer l’an dernier, en pleine pandémie, un accord de financement de 15 milliards de dollars. Il prévoit la construction de deux trains de liquéfaction d’une capacité totale de 13 millions de tonnes. L’idée: exporter du GNL vers l’Asie et l’Europe à des coûts moins élevés que ceux venant des Etats-Unis. L’extraction des première[...]

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