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Pourquoi la taxation des superprofits enflamme la rentrée

Eric PIERMONT / AFP

Elisabeth Borne fait tout pour éviter la mise en oeuvre d'une taxe supplémentaire sur les super-bénéfices. Objectif: ne pas ébranler le totem macroniste de la baisse des impôts.

Tout faire pour éviter une taxation des superprofits. C’est naturellement le premier vœu des grands groupes pour cette rentrée. Les patrons l’ont martelé à l’occasion de la , ce lundi 29 août. "La force de la fiscalité française depuis sept ans maintenant c’est d’être stable et d’envoyer un signal clair d’attractivité", a mis en avant Geoffroy Roux de Bézieux au micro de lundi. Avant de compléter, quelques heures plus tard, : "C’est parce que la France a baissé les impôts sur les entreprises qu’elle commence à stopper la désindustrialisation".

Mais les multinationales qui profitent paradoxalement de la crise pour engranger des super-bénéfices, comme et CMA-CGM, ne sont pas les seules à prier pour éviter cette nouvelle taxation. Le gouvernement se démène lui aussi pour ne pas avoir à prendre une telle mesure, que la gauche réclame à cor et à cri. "Notre engagement est ferme: pas de hausse d’impôts sur les entreprises", a lancé Élisabeth Borne à la tribune du Medef. Et de rappeler la promesse dans le programme présidentielle d'Emmanuel Macron d'accentuer la baisse des .

Résister aux "sirènes populistes"

Hors de question, donc, de céder "aux sirènes populistes", selon les termes de la cheffe du gouvernement, alors que la Nupes, d’Olivier Faure à Jean-Luc Mélenchon, veut organiser un référendum sur cette taxe. Face aux patrons, la Première ministre s’est même montrée plus résolue que lors de son du 28 août, dans Le Parisien. Elle expliquait alors qu’elle "ne ferme[rait] pas la porte à taxer les superprofits".

Car après des heures de discussions ultra-tendues à l’Assemblée au début de l’été, le débat ne fait plus dans la nuance. "Ce dont il est question n’est pourtant pas d’augmenter les impôts de manière générale, pointe l’économiste , adjoint au directeur du CEPII. Il s’agirait de mettre en place une taxe exceptionnelle, pour un temps limité et des multinationales bien précises: celles qui réalisent des bénéfices supérieurs à leur régime de croisière, pour des rai[...]

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