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Pourquoi le Royaume-Uni récolte les fruits de sa stratégie médicale

·2 min de lecture

Le pays, qui réussit sa campagne vaccinale, a créé une synergie modèle entre scientifiques, industriels et Etat.

Quel retournement… Après une phase initiale de cafouillage face à l’épidémie, le Royaume-Uni a pris les choses en main et mène aujourd’hui une campagne vaccinale d’une efficacité exemplaire. Le pays a su effectuer la plupart des séquençages génétiques réalisés au niveau mondial et procéder rapidement à des essais cliniques pour permettre à AstraZeneca de développer un vaccin efficace. Le secret de ce succès ? Un réseau d’universités d’élite, une réglementation simplifiée et une masse de données devenues accessibles.

Cette réussite est aussi le produit d’une politique menée de longue date. Avec pour commencer la création dès 2014 par l’ex-Premier ministre David Cameron de l’Office for Life Sciences. Par la suite, Theresa May a placé les sciences du vivant au centre de sa stratégie industrielle. Résultat : le Vaccine Manufacturing Innovation Centre (VMIC), fruit de la collaboration entre trois universités et deux firmes pharmaceutiques, sera bientôt en mesure de produire des doses.

La production ne cesse de s’amplifier

Cette collaboration entre scientifiques, industriels et gouvernement se vérifie à tous les niveaux. Sir John Bell, professeur de médecine d’Oxford, qui a dirigé la stratégie industrielle des sciences du vivant, est régulièrement reçu au 10, Downing Street. Sir Patrick Vallance, principal conseiller scientifique du gouvernement, est un ancien du groupe pharmaceutique Glaxo­Smith­Kline. Tandis que Kate Bingham, qui a piloté la task force britannique sur le vaccin, vient du secteur du capital-risque. Fort d’une grande liberté de manœuvre, ce trio de choc a pu lancer dès avril 2020 le vaste essai clinique Recovery. Or ce programme a permis de montrer l’efficacité de la dexaméthasone, qui aurait déjà sauvé plus de 650 000 vies. Ainsi que l’inefficacité de l’hydroxychloroquine vantée par Donald Trump et le scientifique français Didier Raoult.

Jusqu’au début de la pandémie, le pays était pauvre en capacités de production de vaccins. Mais depuis que la BioIndus[...]

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