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Pourquoi la renationalisation d'EDF a pris autant de retard

Romain Doucelin / Hans Lucas /Afp

Suite aux recours des actionnaires minoritaires, le contrôle de l'électricien à 100% par l'Etat, prévu en décembre dernier, n'aura pas lieu avant fin mai.

Le nouveau PDG d'EDF, Luc Rémont, a du pain sur la planche. Remettre l'appareil nucléaire en état de marche, mieux maîtriser les projets en cours, rétablir la trajectoire financière du groupe, tels sont les trois objectifs que lui a fixés par courrier début décembre Elisabeth Borne. Le successeur de Jean-Bernard Lévy a six mois pour répondre et proposer "une nouvelle feuille de route stratégique". Mais aujourd'hui, c'est la renationalisation du groupe qui occupe les esprits.

Actionnaire de l'électricien à hauteur de 84%, l'Etat a officialisé en juillet le rachat des 16% manquants. Une opération chiffrée à 9,7 milliards d'euros et fondamentale pour EDF. Le groupe dont l'endettement s'élève à 60 milliards d'euros veut construire 6 EPR 2 - un investissement de 60 milliards - avec une option sur huit autres.

Le 22 novembre, l'Autorité des marchés financiers donnait son feu vert au projet de nationalisation. A ce jour, le seuil de 90% du capital permettant un retrait de l'action de la cote n'est pas officiellement franchi. Les rachats des actions EDF devaient se clôturer le 22 décembre mais le processus a pris du retard. Estimant que l'entreprise est sous-évaluée et qu'elle a été injustement pénalisée par un mécanisme imposé par l'Etat (l'Arenh) l'obligeant à vendre de l'électricité à prix bradé à des fournisseurs alternatifs, des petits actionnaires d'EDF contestent le prix de reprise des titres fixé à 12 euros.

"Expropriation"

Lors de l'introduction en Bourse, le 21 novembre 2005, le prix était de 32 euros. "C'est une expropriation puisque, avec le retrait obligatoire, les minoritaires n'ont pas le choix de refuser!" proteste Colette Neuville, présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires. Suite aux recours des minoritaires, l'AMF a prononcé une prolongation de l'offre. Aujourd'hui, l'Agence des participations de l'Etat (APE), qui veille à la défense de ses intérêts patrimoniaux, estime que le retrait du titre EDF de la cote et donc la nationalis[...]

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