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Pourquoi le PS est encore dans le rouge malgré la vente de Solférino

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INFOGRAPHIES - Toujours convalescent malgré la vente de son siège historique, le PS procède à un nouveau plan social. Objectif : dégager des fonds en vue de la présidentielle.

Plus de trois ans après , l’heure des comptes n’en finit pas de sonner au Parti socialiste. En décembre 2017, la prestigieuse adresse parisienne avait été cédée au promoteur Apsys pour 45,5 millions d’euros. Une somme qui devait permettre au PS, confronté à l’effondrement de ses recettes publiques, de sortir la tête de l’eau. Mais aujourd’hui ses finances se retrouvent à nouveau dans le rouge. Et la survie du parti est menacée. Après avoir enregistré un déficit comptable de 4,9 millions d’euros en 2019, la formation dirigée par Olivier Faure a dû . Un sacrifice inévitable tant la masse salariale du parti – 9,3 millions – excédait la subvention publique annuelle perçue – 6,1 millions. "La trajectoire n’était plus tenable", confirme l’état-major socialiste.

Et pour cause : la dotation de l’Etat, calculée sur la base des résultats aux élections législatives, a été divisée par quatre depuis 2017 par rapport aux années fastes du quinquennat Hollande. Un effet de seuil dévastateur pour le Parti socialiste, qui a dû passer en quelques mois de force dominante de la vie politique française à petit parti. Les élections européennes de 2019, qui ouvrent la voie à un financement public, n’ont pas aidé : toujours en convalescence, mais surtout s’est retrouvé à devoir partager ses sièges d’eurodéputés avec les petites formations alliées de Raphaël Glucksmann (Place publique) et Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne). Autre scrutin à enjeu financier, les sénatoriales de 2017 et 2020 n’ont guère été plus réjouissantes pour le PS , conséquence directe de la "vague bleue" des municipales de 2014.

Hémorragie de militants

L’enveloppe dégagée par la vente de Solférino a fondu comme neige au soleil. En plus de rembourser le prêt hypothécaire de 20 millions d’euros contracté pour la campagne de Benoît Hamon, la manne a servi à financer l’achat du nouveau siège d’Ivry-sur-Seine (9 millions d’euros), un premier plan social de 54 salariés (4,9 millions d’euros) et une ardoise de 6,2 millions d[...]

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