Pourquoi le prochain patron de Vodafone pourrait être français

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Au moins deux Français figurent sur la liste de potentiel directeur général de l'opérateur britannique qui se cherche un nouveau patron depuis fin 2022. Michel Combes et Stéphane Richard, deux vétérans des télécoms européens possèdent chacun de très bons atouts.

Vodafone se cherche un patron. Voilà plus de trois mois que son ancien directeur général, Nick Read, a rendu son tablier. Et les administrateurs de l’opérateur télécom britannique prennent leur temps pour lui trouver un successeur. Au moins deux Français figurent sur la liste de potentiel CEO. Michel Combes, qui a notamment dirigé l’activité européenne du groupe entre 2008 et 2012, affiche une solide expérience dans l’univers des télécoms: directeur financier d’Orange sous la présidence de Didier Lombard, il a aussi pris brièvement la direction générale de SFR aux côtés de Patrick Drahi, avant de prendre les commandes de Sprint aux Etats-Unis. Plus récemment, il avait endossé le costume d’investisseur au sein de Softbank et semble avoir marqué une pause depuis son départ du fonds japonais, en juin dernier.

Stéphane Richard est lui aussi relativement disponible depuis son départ d’Orange, au mois de mai de l’année dernière. L’ancien PDG de l’opérateur historique a rejoint comme partner la banque d’affaires américaine Perella Weinberg, mais il a gardé ses antennes actives dans le monde des télécoms. Selon nos informations, il s’est longuement entretenu, récemment, avec le président du conseil de l’opérateur britannique, le Belge Jean-François van Boxmeer. Ses atouts ne sont pas négligeables, à commencer par ses 11 années passées à la tête de l’un des plus gros opérateurs télécoms européens.

Important fait d'arme

Les problématiques de Vodafone en Europe et en Afrique sont très comparables à celles d’Orange. Un important fait d’arme est également à mettre à son actif: en mars 2022, à moins d’un mois de son départ d’Orange, il a annoncé le rapprochement de sa filiale espagnol avec son concurrent MasMovil. L’opération s’est faite au nez et à la barbe de Vodafone et avait accéléré la chute de son patron Nick Read, critiqué par plusieurs actionnaires pour avoir manqué plusieurs opérations de consolidation en Europe.

Orange et Vodafone se trouvent aujourd’hui avec un profil[...]

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