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Pourquoi le Premier ministre japonais Yoshihide Suga annonce son départ prochain

·2 min de lecture

Fonctionnaires, députés, électeurs, médias... Le Premier ministre japonais a rebuté tout le pays avec un style de commandement brutal.

Yoshihide Suga tire sa révérence. Le Premier ministre du Japon a annoncé vendredi 3 septembre qu’il ne sera pas candidat à la présidence du Parti Libéral-Démocrate (PLD), principale formation de la majorité. Ce scrutin interne, prévu le 29 septembre, détermine aussi le chef de la majorité et, subséquemment, le Premier ministre.

Cette chute clôt une semaine de manœuvres et de rumeurs à Kasumigaseki, le quartier politique de Tokyo. Et une petite année d’exercice du pouvoir pour Yoshihide Suga, devenu Premier ministre au terme d’un scrutin joué d’avance en septembre dernier. Il avait été pendant huit ans bras droit de son prédécesseur Shinzo Abe. C’était l’exécuteur. "Quand un dossier n’avançait pas, il se rendait à l’improviste chez le haut fonctionnaire en charge et le houspillait dans une salle fermée jusqu’à ce que sa volonté soit faite", raconte un banquier familier du gouvernement.

"Un autocrate au visage terrifiant"

Mais il n’a pas supporté la lumière qui sépare le second du premier rang. Davantage que sa ligne (une feuille de papier à cigarettes le sépare politiquement des autres leaders) ou ses résultats, il paie son style distant et brutal. Impérial avec les fonctionnaires, cassant avec les journalistes, hagard avec les autres chefs d'État, distant avec les citoyens... ces derniers ne lui ont rien laissé passer. Son bilan contre la pandémie n'est pas si calamiteux (le Japon vaccine actuellement plus d'un million de personnes par jour et a 14 fois moins de mort que la France par millions d'habitants); mais il n'a jamais réussi à le porter à son crédit. "En japonais, on dit de quelqu’un comme Yoshihide Suga qu’il est kowamote : un autocrate au visage terrifiant. Il a cru qu’il pourrait se maintenir par la force. Mauvais calcul. Les Japonais, des caciques du parti à l’homme de la rue, l’ont rejeté", explique le politologue Takao Toshikawa. Les députés du PLD, craignant le jugement des électeurs, ne voulaient plus lui être associés.

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