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Pourquoi les PME ne veulent pas annuler leurs dettes Covid

·2 min de lecture

Alors que Bruno Le Maire évoque un effacement partiel des dettes contractées par les entreprises pendant la crise, François Asselin, président de la Confédération des PME, milite pour un étalement des remboursements.

"Annulation". C’est un mot, un seul, prononcé par Bruno Le Maire le 14 avril à l’Assemblée nationale, qui génère d’intenses cogitations dans le monde des entreprises. Le ministre de l’Economie a en effet expliqué face à la qu’il s’agissait de trouver des solutions pour "que chaque entreprise viable confrontée à des difficultés insurmontables à cause du mur de la dette trouve une solution d'étalement ou, au cas par cas avec un traitement qui doit être local, au plus près des territoires, une annulation partielle de dette".

Contre toute attente, cette perspective, prudemment esquissée, d’une annulation de dettes, ne fait pas sauter de joie François Asselin, président de la . Lui-même à la tête d’une entreprise spécialisée dans la restauration de monuments historiques, il se montre très méfiant. "Le sujet est délicat, concède-t-il. Il ne faudrait pas qu’une annulation pour une entreprise crée une distorsion de concurrence avec une autre PME qui, elle, s’emploierait à rembourser ses dettes". Le système serait en effet très favorable à un commerçant qui vient de refaire sa devanture grâce à un prêt dont le remboursement serait, in fine, partiellement annulé. Mais qu’en penserait son voisin qui aurait, lui, joué la prudence en ne contractant aucun crédit dans la période?

Le crédit menacé

Autre élément du double tranchant de telles annulations, dont se méfie François Asselin: la rupture de confiance avec les créanciers "qui peut déclencher une réaction en chaîne". Une vague d’autorisations à ne pas rembourser les dettes massivement contractées pendant la crise pourrait semer le doute parmi les banquiers. Au risque que ces derniers ne ferment brutalement les robinets du crédit et bloquent l’économie.

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François Asselin estime donc "impossible" de lancer un vaste système d’effacement des ardoises. Pour obtenir des annulations, il faudrait continuer à en passer par les classiques mandats ad hoc et procédures judiciaires. "Des annulations de dette partielles, cela ex[...]

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