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Pourquoi la pastèque est utilisée dans les manifestations et sur les réseaux sociaux en soutien aux Palestiniens

Pourquoi la pastèque est utilisée dans les manifestations et sur les réseaux sociaux en soutien aux Palestiniens

Depuis plusieurs semaines, sur les réseaux sociaux, certains utilisent un émoji ou un hashtag "pastèque" (watermelon en anglais) pour afficher leur soutien aux Palestiniens, dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas.

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Ce symbole n'est pas nouveau. Si sa première occurrence n'est pas certaine, elle a été utilisée par des artistes ces 40 dernières années. Amnesty International rappelle sur son site que "les autorités israéliennes s’efforcent depuis longtemps de restreindre la visibilité du drapeau palestinien".

"Si la loi israélienne n’interdit pas qu’il flotte en Israël, la police et les forces de sécurité ont le droit de le retirer si elles estiment qu’il constitue une menace pour l’ordre public", ajoute l'ONG.

Des artistes visés par des restrictions

La police israélienne a pu avoir une interprétation assez large de ce qui constitue un symbole palestinien. En 1980, une exposition des artistes Sliman Mansour, Nabil Anani et Issam Badr à Ramallah, en Cisjordanie, a été fermée par les autorités israéliennes sous prétexte qu'elle était trop politique, a expliqué Mansour au média émirati The National en 2021.

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"Ils nous ont dit qu'il était interdit de peindre le drapeau palestinien, mais aussi les couleurs. Alors Issam a dit: 'Et si je faisais une fleur avec du rouge, du vert, du noir et du blanc ?', ce à quoi l'officier a répondu avec colère: 'Elle sera confisquée. Même si vous peignez une pastèque, elle sera confisquée'. La pastèque a donc été mentionnée, mais par l'officier israélien", a-t-il raconté.

Une histoire qui a inspiré d'autres artistes

"Tout ce qui a mis Israël en colère est plus tard devenu un symbole", a aussi dit l'artiste au site britannique Middle East Eye en août. D'autres se sont en effet inspirés de son histoire pour faire de la pastèque un symbole. C'est par exemple le cas de l'artiste palestinien Khaled Hourani, selon The National. Depuis plusieurs années, l'artiste reproduit ce motif dans de nombreuses œuvres.

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Le motif de la pastèque est revenu régulièrement ces dernières années. En 2021, le Washington Post rapportait que certains l'utilisaient sur les réseaux sociaux pour protester contre les expulsions par Israël de familles palestiniennes habitant Jérusalem-Est.

"Ceci n'est pas un drapeau palestinien"

En juin dernier, le mouvement d'action communautaire Zazim a affiché sur des taxis une image de pastèque, avec l'inscription "ceci n'est pas un drapeau palestinien", une référence au célèbre tableau de Magritte représentant une pipe et légendé "ceci n'est pas une pipe".

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L'objectif était de protester contre un projet de loi interdisant de montrer un drapeau palestinien dans une université israélienne.

En janvier, le gouvernement avait déjà pris une directive interdisant son affichage dans l'espace public. Lors de manifestations contre l'expulsion de famille palestiniennes à Jérusalem en juin, certaines pancartes affichaient donc ce symbole de la pastèque. Un symbole qui pourrait donc se faire de plus en plus de place dans les rues et sur les réseaux sociaux, d'autant qu'Emmanuel Macron a affirmé ce vendredi que la guerre "va durer".

Article original publié sur BFMTV.com