La bourse est fermée
  • Dow Jones

    33 865,83
    -112,25 (-0,33 %)
     
  • Nasdaq

    11 454,18
    -167,53 (-1,44 %)
     
  • Nikkei 225

    27 433,40
    +50,84 (+0,19 %)
     
  • EUR/USD

    1,0866
    -0,0008 (-0,08 %)
     
  • HANG SENG

    22 069,73
    -619,17 (-2,73 %)
     
  • BTC-EUR

    21 293,02
    -580,67 (-2,65 %)
     
  • CMC Crypto 200

    523,28
    -14,59 (-2,71 %)
     
  • S&P 500

    4 034,04
    -36,52 (-0,90 %)
     

Pourquoi Nissan perd inexorablement du terrain en Europe

Challenges - N. Meunier

Alors que les négociations pour rééquilibrer l'Alliance Renault-Nissan traînent en longueur, Nissan continue de décliner en Europe. Sa part de marché a fondu quasiment de moitié par rapport au pic de 2015. Les modèles se sont banalisés face à la concurrence. Et la petite Micra "made in France" est un échec.

Les longues et difficiles négociations entre Renault et Nissan auraient dû aboutir à un accord annoncé ce mercredi 7 décembre. Mais las. Nissan traîne des pieds. "Les négociations continuent", assure-t-on laconiquement chez Renault. Un accord n’est même plus du tout sûr avant Noël, comme cela était espéré il y a quelques jours encore. Nissan veut rééquilibrer les participations croisées. Aujourd’hui Renault détient 43,4% de Nissan, lequel n’a que 15% du français, sans droits de vote! Nissan veut aussi de solides garanties avant de prendre une participation dans Ampere, le pôle électrique que Renault veut créer. Le japonais a certes beaucoup d’atouts pour rééquilibrer l’alliance nouée en mars 1999 avec le groupe tricolore: taille presque deux fois plus importante ; implantation mondiale y compris aux Etats-Unis et en Chine ; gamme de produits bien plus large que celle de la firme tricolore, de la citadine aux gros 4x4 et aux limousines de luxe…. Mais le constructeur de Yokohama n’en conserve pas moins un point faible: l’Europe. Car, sur le Vieux continent, la marque japonaise est marginale. Pis: elle dégringole.

Sa part de marché a fondu quasiment de moitié par rapport au pic de 2015. Nissan ne détient plus en effet (sur dix mois) que 2,1% du marché auto européen, alors qu’il s’en octroyait 3,9% au milieu des années 2010, selon les chiffres de l’ACEA (Association des constructeurs européens). Le constructeur japonais est revenu seize ans en arrière, à sa pénétration de… 2006, l’année précédant la sortie de ce qui allait devenir son best-seller, le Qashqai. Nissan n'a écoulé (sur dix mois) que 191.900 voitures particulières en Europe (Grande-Bretagne comprise), contre 249.200 l’an passé en année pleine et… plus d’un demi-million en 2015, 2016, 2017. Le record (en nombre de véhicules vendus) remonte à 2017 avec 566.500 immatriculations!

3,5 millions de Qashqai I et II

Comment briller en Europe à l'ombre de Renault? Telle est la question existentielle de Nissan. La mar[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi