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Pourquoi il ne faut surtout pas renoncer au clivage gauche-droite

·2 min de lecture

Gauche et droite sont nées en France, en 1789, au sein de l'Assemblée constituante: les députés favorables à la monarchie s'étaient groupés à droite de la tribune, ceux qui lui étaient hostiles à gauche. Mais cette bipartition structure aujourd'hui la vie politique de la quasi-totalité des pays démocratiques. On ne me fera pas croire que c'est par hasard.

Gauche et droite sont nées en France, en 1789, au sein de l'Assemblée constituante: les députés favorables à la monarchie s'étaient groupés à droite de la tribune, ceux qui lui étaient hostiles à gauche. Mais cette bipartition structure aujourd'hui la vie politique de la quasi-totalité des pays démocratiques. On ne me fera pas croire que c'est par hasard.

La démocratie a besoin d'une majorité, donc aussi d'une opposition. Encore faut-il qu'elles se distinguent par autre chose que des alliances conjoncturelles ou des querelles d'ego: par une certaine vision de l'histoire et de la société, donc aussi par certaines valeurs. A droite, traditionnellement, le parti de l'ordre et de la conservation. A gauche celui du mouvement ou du progrès. La droite est volontiers pessimiste: l'avenir l'inquiète, ce qui lui rend le présent supportable, voire précieux. La gauche est résolument optimiste: le présent l'insupporte, l'avenir seul la fait rêver.

La droite cultive la tradition, l'autorité, le réalisme, non sans dureté souvent: elle a d'abord des intérêts à défendre.

La gauche préfère l'idéal, voire les bons sentiments ou l'utopie, non sans niaiserie parfois. La droite hésite entre le conservatisme et la réaction.

La gauche, entre la réforme et la révolution.

Ces deux pôles structurent la vie politique dans la quasi-totalité des démocraties. Ce n'est pas par hasard.

Il faut dire qu'elles ne représentent pas, en principe, les mêmes couches de la société. La gauche veut rassembler les plus pauvres, ceux qui n'ont "rien à perdre que leurs chaînes" , comme disait Marx, donc tout à gagner, croient-ils, à des changements radicaux. La droite fédère plus facilement les possédants ou les professions libérales.

Cela, qui devrait favoriser la gauche (il y a de plus en plus de salariés), peut aussi la desservir (il y a de plus en plus de propriétaires). D'autant plus que l'extrême droite, préemptant les deux électorats au nom du nationalisme, voire de la xénophobie, est venue, depuis trente[...]

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