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Pourquoi les mauvaises récoltes attendues de maïs alarment les éleveurs

AFP/Archives - GAIZKA IROZ

La sécheresse a de lourdes conséquences sur les céréales plantées au printemps et poussant tout l’été. L’orge de printemps mais surtout le maïs souffriront particulièrement de la sécheresse. Les faibles rendements de maïs servant de fourrage pourraient nuire aux éleveurs, déjà bien affaiblis par les hausses de coûts de production.

Les céréales souffrent fortement de la chaleur et de la sécheresse. Si nombre d’entre elles (comme le blé, l’orge d’hiver, le colza) qui ont poussé durant l’hiver ou le printemps ne devraient pas être tellement impactées, ce n'est pas le cas de l’orge plantée au printemps a “particulièrement souffert des conditions climatiques de mai-juin”, et surtout du maïs, essentiel à l'élevage bovin en France.

Cette dernière céréale subit de plein fouet les ravages du manque d’eau. D’après , la production de maïs est provisoirement estimée à 12,7 millions de tonnes, en baisse de 18,5% par rapport à 2021 et de 9,1% par rapport à la moyenne quinquennale, quand la production de maïs fourrage qui devrait atteindre 15,2 millions de tonnes, serait en baisse de 13,6% sur un an et de 11,3% par rapport à la moyenne 2017-2021.

En plus de ces mauvaises perspectives de production, la qualité du maïs semble fortement dégradée. FranceAgriMer a estimé le 8 août que 53% du maïs grain français était en bon ou excellent état contre 91% lors de l’été 2021. Des perspectives très négatives qui inquiètent en premier lieu, les éleveurs qui réclament que leurs productions soient revalorisées pour survivre à la hausse des coûts de production.

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Hausses des coûts de production en vue pour les éleveurs bovins

“Dans la filière bovine, en moyenne, 80% de l’alimentation est produite sur l’exploitation”, précise l’interprofession viande et bétail (Interbev). Dans ces élevages, le maïs est récolté avec la tige qui sera associée à de l’herbe séchée pour faire du fourrage. Problème, “dans de nombreux endroits, les éleveurs bovins ont déjà commencé à donner du fourrage normalement réservé pour l’hiver car les vaches n’ont plus assez d’herbe dans les prairies”, alerte Patrick Benezit, secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des syndicats des éleveurs et des agriculteurs (FNSEA).

Une consommation précoce et de mauvaises récoltes à venir qui vont obliger les agriculteurs à acheter davantag[...]

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