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Pourquoi Mélenchon n'est pas Mitterrand

EDITO - Le leader de La France Insoumise a réussi son pari de caler la gauche sur les extrêmes. Quand l'union se transforme en trahison.

Au lendemain de l'accord d'Union de la gauche, sous la bannière de La France Insoumise, on se dit que à Jean-Luc Mélenchon vont nous coûter cher. Car elles ne l’ont pas seulement privé du choc qu’il espérait avec Emmanuel Macron: elles ont aussi empêché la tenue d’un débat, contre programme, que , obsédée par les questions d’immigration.

Peu importe , dans cette hypothèse Macron vs. Mélenchon, prévoyaient une victoire du président sortant encore plus large (à plus de 60%) que celle finalement obtenue. Mais au moins l’affrontement entre ces deux hommes, tous deux grands tribuns, grands manipulateurs aussi ("Macron le président le plus mal élu de la Ve République", concept totalement faux, au sens propre comme au figuré), aurait permis de trancher une fois pour toutes sur bien des sujets qui vont désormais revenir à la surface pendant toute la campagne des législatives.

Dans Challenges, Ghislaine Ottenheimer a raison de poser la question: Mélenchon, Mitterrand bis? Pas seulement en soulignant la rouerie du personnage au moment de réaliser l’union de la gauche sous son seul pavillon. Mais il y a bien des éléments de son discours qui nous ramènent quarante ans en arrière: retraite à 60 ans (alors que l’espérance de vie a gagné presque dix ans depuis), augmentation des impôts et des dépenses publiques (alors que celles-ci ont déjà progressé de dix points de PIB), intervention massive de l’Etat… Il n’y manque qu’un bon programme de nationalisations!

Deux abandons

Mais la comparaison achoppe sur que réclame Jean-Luc Mélenchon, et auxquels François Mitterrand n’aurait jamais consenti. Le premier concerne l’indépendance énergétique, construite sur les 56 réacteurs nucléaires lancés dix ans plus tôt, et que ce premier président de gauche a constamment soutenu. Et le second est la construction européenne, dont François Mitterrand a été, avec Helmut Kohl, le grand architecte de la fin du XXe siècle.

Car il n’y a pas de discours plus filandreux que celui de Jean-Luc Mél[...]

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