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Orange: comment l'Etat a imposé sa candidate au conseil d'administration

·2 min de lecture

Christel Heydemann, une polytechnicienne de 47 ans, devrait prendre la direction générale d'Orange. En préemptant le choix d’un directeur général sans attendre la décision du conseil d’administration et en bafouant le secret des délibérations, l’Etat a donné une coloration très politique à la passation de pouvoir chez Orange.

Une fois encore, le caprice des politiques a décidé du sort du premier opérateur français. L'Etat a imposé sa candidate, Christel Heydemann, aux administrateurs indépendants, dont la préférence s'était porté sur un autre candidat. Une ingérence démontrant, à qui pouvait encore en douter, qu'Orange n'est pas une entreprise privée comme les autres.

Pour éviter que ne se répète le traumatisme des transitions précédentes – le départ précipité de Thierry Breton, l’éviction de Didier Lombard en pleine crise des suicides, le conseil d’administration s’était pourtant engagé dans un processus rigoureux, digne de ce qu’est Orange: un grand groupe international, coté en Bourse.

Le processus de recrutement semblait sérieux...

Lancée dès septembre 2021, la démarche mérite qu’on s’y attarde un peu. A l’horizon mai 2022, Orange doit être piloté par un duo directeur général et président. Un poste que Stéphane Richard s’imaginait - - occuper lui-même. Une chasse de têtes est donc confiée au cabinet Spencer Stuart, réputé le meilleur mondial pour le secteur des télécoms. Bertrand Richard, une star du métier, est même rappelé pour cette mission de haut vol. Proche de la retraite, il est réputé pour son indépendance d’esprit. Le cabinet contacte et auditionne alors 25 patrons de télécoms, dans le monde entier, qui tous refusent. D’autres candidats – n’étant pas CEO en exercice – sont alors approchés. Tests de personnalité, entretiens oraux, écrits, mises en situation, enquête de personnalité… ils sont scrutés sous toutes les coutures. Ils doivent même produire une note écrite anonymisée présentant leur projet stratégique pour Orange. La copie la mieux classée de toutes est celle de Frank Boulben, un des dirigeants de Verizon. Le chasseur de tête présente alors une liste de six candidats au comité de nomination d’Orange.

Composé de trois administrateurs indépendants – l’ex directeur d’HEC, Bernard Ramanantsoa, la secrétaire générale de Publicis, Anne-Gabrielle Heilbronner, et la dire[...]

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