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Pourquoi les tarifs des péages augmentent encore ?

Le prix des péages sur les autoroutes va augmenter de 1 à 1,5% dès le 1er février 2020.

Comme chaque année, les prix des péages vont augmenter au 1er février 2020 pour des raisons bien précises. Explications

C’est une nouvelle qui ne va pas plaire aux automobilistes. Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’État aux transports, a annoncé ce dimanche, sur RTL, une nouvelle hausse des prix des péages dès le 1er février 2020. Après une hausse de 1,8 à 1,9% en février 2019, le prix des péages sur les autoroutes va augmenter de 1 à 1,5% pour l’année 2020 a déclaré l’ancien député de la deuxième circonscription de la Haute-Vienne.

Rien d’inédit donc, mais cette déclaration ne devrait pas ravir bon nombre citoyens, notamment après l’annonce de la réforme des retraites et les nouvelles règles d’indemnisation concernant le chômage.

Des travaux qui coûtent cher, mais pas que...

Comme l’a déclaré Jean-Baptiste Djebbari, chaque année l’État respecte des contrats qui prévoient des augmentations. Des évolutions des tarifs prévues dans les contrats de concession des autoroutes en fonction de l’inflation d’octobre, qui a atteint 0,7 % selon l’Insee.

D’autres paramètres entrent en compte concernant ces augmentations comme les travaux ou encore les redevances de l’État. Le “plan autoroutes” de 800 millions d'euros mis en place sous François Hollande pèse par exemple largement dans la balance. Le gel des tarifs de 2015, décidé par Ségolène Royal, est également à prendre en compte dans ces augmentations, puisque ce dernier a provoqué une augmentation exceptionnelle qui se poursuivra jusqu'en 2023.

“Dénoncer les contrats devant le Conseil d’État”

Des augmentations qui font grincer des dents les automobilistes et qui pourraient provoquer des mouvements de contestations. Pour rappel, le mouvement des Gilets jaunes avait dans un premier temps pris forme face à l'augmentation des prix liés à l'automobile, soit le carburant et les péages.

Selon l’association 40 millions d’automobilistes, la contestation pourrait ainsi reprendre en 2019 : “L’hémorragie tarifaire des autoroutes doit prendre fin. L’impact sur la mobilité des Français pourrait rapidement devenir dramatique et faire renaître des mouvements de contestations forts dans notre pays. Il est pourtant possible de dénoncer les contrats devant le Conseil d’État au nom du fait que l’évolution tarifaire ne respecte plus le principe de l’intérêt général”.

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