Pourquoi la baisse du taux du Livret A ne va pas entamer son succès

Le taux du Livret A va passer à 1,75% au 1er février. Une forte baisse (-0,50 point), liée à la décrue de l'inflation. Pas de quoi entamer pour autant le succès de ce produit d'épargne, qui échappe au durcissement de la fiscalité sur les placements, note Cyril Blesson, de Pair Conseil. Cet économiste nous éclaire sur les perspectives d'évolution de la rémunération des livrets, et fait le point sur les meilleures solutions pour placer ses liquidités.

Capital.fr : Avec un taux à 1,75%, est-il encore intéressant de placer son argent sur un Livret A ?
Cyril Blesson : Absolument, en particulier pour les ménages situés dans les plus hautes tranches d'imposition sur le revenu. Les rendements des produits directement concurrents du livret A sont eux fiscalisés ! Les contribuables vont être affectés par le durcissement de la fiscalité de ces placements, croissante dorénavant avec la tranche d’imposition. Ceux qui se situent dans la tranche à 45%, par exemple, seront taxés à près de 60% sur leurs revenus issus des livrets bancaires classiques. Or, avec le Livret A, non soumis à prélèvement, il est possible de placer 22.950 euros à l'abri des taxes. Les ménages ont aussi tout intérêt à remplir leur Livret de développement durable (LDD), dont les caractéristiques sont identiques à celle du Livret A, hormis le plafond de dépôts, fixé à 12.000 euros. Il ne faut pas non plus oublier le Livret d'épargne populaire (LEP), encore mieux rémunéré (2,25% au 1er février) mais qui est réservé aux ménages non imposables.

Capital.fr : Toutefois, certains livrets bancaires affichent désormais des taux plus attractifs que ceux du Livret A pour les ménages peu imposés…
Cyril Blesson : C'est vrai, mais cela ne concerne qu'un nombre limité d'épargnants. L'épargne est principalement détenue par les ménages dans les plus hautes tranches d'imposition, à 41 ou 45%, comme ...

... Lire la suite sur capital.fr