Marchés français ouverture 5 h 43 min
  • Dow Jones

    34 777,76
    +229,26 (+0,66 %)
     
  • Nasdaq

    13 752,24
    +119,44 (+0,88 %)
     
  • Nikkei 225

    29 622,45
    +264,63 (+0,90 %)
     
  • EUR/USD

    1,2164
    -0,0004 (-0,04 %)
     
  • HANG SENG

    28 610,65
    0,00 (0,00 %)
     
  • BTC-EUR

    48 330,82
    -209,29 (-0,43 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 545,42
    +109,64 (+7,64 %)
     
  • S&P 500

    4 232,60
    +30,98 (+0,74 %)
     

Pourquoi l’énarque Emmanuel Macron supprime l’ENA

·2 min de lecture

Le 8 avril, le président de la République a annoncé devant 600 hauts fonctionnaires la suppression de l’ENA. Une annonce choc prise par un pur produit de la haute fonction publique qui devrait bouleverser l’organisation des grands corps de l’Etat et dont le chef de l’Etat espère récolter des dividendes politiques.

Ceux qui doutaient de la capacité du chef de l’Etat à aller jusqu’au bout de son big-bang de la haute fonction publique en seront pour leurs frais. Le 8 avril, lors d’une conférence en "visio" devant 600 hauts cadres de l’Etat, (ENA). Un véritable séisme dans le monde feutré de la haute fonction publique où cette école, fondée en 1945 par le général de Gaulle, jouait depuis soixante-quinze ans le rôle de sésame pour occuper les plus hauts postes de l’Etat.

Avec cette annonce, le chef de l’Etat fait coup double. D’une part, il montre que sa volonté réformatrice est intacte et que la dernière année de son quinquennat peut encore réserver des surprises. A moindres frais, puisque cette réforme ne coûte pas cher et ne risque pas de jeter dans la rue des milliers de manifestants. D’autre part, il tient une promesse qu’il avait prise au lendemain de la grogne des gilets jaunes pour répondre à la critique anti-élites. "Emmanuel Macron voit dans la suppression de l’ENA un moyen de remettre en cause les élites, leur reproduction sociale et leur façon de diriger le pays, . Je ne crois pas que ce soit une décision cynique de sa part, mais une vraie remise en question."

Tronc commun à treize écoles

De fait, énarque lui-même, Emmanuel Macron est un pur produit de cette haute fonction publique aujourd’hui sous le feu des critiques. Sorti parmi les premiers de sa promo en 2004, il avait choisi la prestigieuse inspection des Finances, avant de rejoindre la banque d’affaires Rothschild, puis de devenir conseiller de François Hollande à l’Elysée. Détail piquant: en 2004, la promo du jeune Emmanuel Macron avait été très offensive contre le fonctionnement de l’ENA, dénonçant l’absence d’"enseignants à demeure", de "projet pédagogique" et allant jusqu’à faire annuler leur classement de sortie devant le Conseil d’Etat…

Dix-sept ans après, c’est une petite révolution du recrutement de la haute fonction publique que le président de la République a lancée. En février, il avait annoncé la cr[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi