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Pourquoi l'élection du 6 juin en ex-RDA risque de conforter l'extrême droite

·2 min de lecture

La Saxe-Anhalt, région de l'ex-RDA, vote dimanche 6 juin. Pour ces dernières élections avant les législatives de septembre, les sondages prévoient un gros score pour le parti d'extrême droite, AfD. Un symptôme du malaise persistant en Allemagne de l'Est, qui plus de trente ans après la chute du mur, se sent laissée-pour-compte.

C’est une élection d’apparence modeste, qui se déroule le dimanche 6 juin en Allemagne. Un peu moins de deux millions d’électeurs sont appelés aux urnes à Magdebourg et dans sa région, la très orientale Saxe-Anhalt. Et pourtant, la consultation est cruciale pour tout le pays. Non seulement c’est la dernière avant les législatives de septembre, , mais encore le petit Land, situé dans l’ex-RDA, entre Hanovre et Berlin, menace de faire un triomphe . Les derniers sondages le donnent au coude à coude avec les chrétiens-démocrates de la chancelière. Conservateurs comme partis de gauche sont inquiets. "C’est un vote à haut risque, confirme Joachim Bitterlich, qui fut le sherpa du chancelier Kohl, il ne faut surtout pas sous-estimer le pouvoir de nuisance de l’AfD. Car s’il pèse 10 à 12% dans les sondages au plan fédéral, il pourrait obtenir de 20 à 25% des voix à l’Est cet automne."

Pourquoi un tel succès? Parce que les extrêmes capitalisent sur un sentiment d’insatisfaction, qui a grandi depuis la crise du Covid. Les "corona-demos", manifestations anti-mesures sanitaires, s’y sont multipliées, se terminant parfois dans la violence, comme mi-mars à Dresde, où la police a dû déployer des canons à eau pour protéger un centre de vaccination. A Magdebourg, les affiches électorales du parti en disent long sur le ressentiment ambiant. Flanquées d’un drapeau allemand sur fond bleu ciel, elles clament pêle-mêle: "la liberté plutôt que les inepties anti-corona", "l’islam n’appartient pas à l’Allemagne", "stoppons l’immigration illégale", "renforçons l’agriculture", "notre argent pour notre peuple", "protégeons nos enfants", sans compter le très agressif "stop à la folie de la protection du climat", avec un portrait simiesque de l’activiste suédoise Greta Thunberg.

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