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Pourquoi le Japon tente de freiner la chute du yen… sans en avoir les moyens

SONNY TUMBELAKA / POOL / AFP

Les autorités financières japonaises veulent enrayer la chute du yen. Mais elles sont démunies.

Rate Check: l’expression bien connue des cambistes chevronnés à Tokyo n’avait pas été utilisée depuis longtemps. Mercredi 14 septembre, elle est revenue hanter les salles de marchés de l’Archipel. Selon le quotidien des affaires Nikkei, la banque du Japon a procédé à des rate check, soit une série de coups de téléphone passés aux courtiers pour leur demander à quel cours ils achètent ou vendent du yen. Ces conversations en apparence anodines n'ont pas lieu par hasard ; elles servent de signal d’alarme à la banque centrale pour avertir le marché

"Nous n’excluons aucune option", a expliqué gravement le ministre des Finances aux journalistes mercredi. Pourquoi ce ton? , soit un recul d'environ un quart de sa valeur en un an. Cette dépréciation appauvrit l'Archipel, comme s'en rendent compte amèrement les Japonais qui voyagent encore à l'étranger en ces temps de Covid-19. Au Japon, elle entraîne un renchérissement des importations nippones (principalement de l’énergie et des produits agroalimentaires) douloureusement ressenties par les ménages.

Le yen faible ne sert plus qu'à enjoliver les bilans des entreprises

Quant aux bénéfices que l’Archipel tirait habituellement d’une monnaie faible, ils ont rétréci comme peau de chagrin. Les entreprises exportatrices ont longtemps été en faveur du enyasu, ou yen faible, qui rend leurs produits moins chers à l’étranger et gonfle artificiellement ses bénéfices rapportés en monnaie nippone. Or non seulement les variations du taux de change ont un effet de moins en moins prononcé sur leur attractivité, mais en plus, lesdits bénéfices, rapportés en yens, ne sont pas réinvestis dans un Japon en stagnation. Bref, ils ne servent à rien d'autre qu'à enjoliver les bilans de fin d'année devant un auditoire domestique.

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Le membre (étranger) du conseil d’administration d’un grand groupe japonais rapporte sa surprise: "dans l’entreprise, pourtant internationale, ils ont le Japon pour seul horizon. Ils ne comprennent pas que le ye[...]

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