Marchés français ouverture 1 h 56 min
  • Dow Jones

    31 188,38
    +257,86 (+0,83 %)
     
  • Nasdaq

    13 457,25
    +260,07 (+1,97 %)
     
  • Nikkei 225

    28 728,24
    +94,78 (+0,33 %)
     
  • EUR/USD

    1,2137
    +0,0004 (+0,04 %)
     
  • HANG SENG

    29 988,35
    +346,07 (+1,17 %)
     
  • BTC-EUR

    28 508,33
    -103,72 (-0,36 %)
     
  • CMC Crypto 200

    684,43
    -16,19 (-2,31 %)
     
  • S&P 500

    3 851,85
    +52,94 (+1,39 %)
     

Pourquoi la hausse des impôts locaux sera symbolique

·2 min de lecture

Les recettes des collectivités sont en chute, confirme la Cour des comptes. Mais les élus ont peu de marges de manœuvre et devraient privilégier l'emprunt.

C'est la fin de l'année, la saison de clôture des budgets. Et à Paris, comme dans toutes les collectivités locales, les comptes ne sont pas bons… Débattu le 15 décembre, lors du dernier conseil municipal de l'année, le budget 2020 supporte un surcoût lié à la crise du Covid de 800 millions d'euros. La capitale prévoit encore un trou de près de 300 millions d'euros supplémentaires en 2021. Un exemple parmi tant d'autres, que la Cour des comptes vient de relever dans son rapport annuel sur les finances locales. Rien que le bloc communal (villes et intercommunalités) déplore 3,7 milliards d'euros de rentrées perdues et 3,5 milliards de dépenses supplémentaires en 2020. « C'est 3 % de leurs recettes » , tempère Jean-René Cazeneuve, député LREM en charge du rapport sur l'impact du Covid sur les finances locales.

Mais un trou tout de même, inégalement réparti, que l'Etat a d'ailleurs commencé à boucher. Garanties de ressources, avances de trésorerie ou remboursement partiel des dépenses liées au Covid (masques, gel…). L'exécutif a même décidé de renationaliser le financement du RSA du département de Seine-Saint-Denis. Voilà pour la gestion du quotidien. Et pour préserver l'avenir, l'Etat a aussi augmenté de 1 milliard d'euros son soutien à l'investissement local. « Les collectivités vont aussi avoir des moyens supplémentaires liés au plan de relance » , ajoute Denis Thuriot, le maire de Nevers.

Pour certains toutefois, le compte n'y est pas. Selon Arnaud Robinet, le maire de Reims et vice-président de France urbaine, l'association des grandes villes de France, les moins soutenues par l'Etat, « une hausse des impôts locaux est à craindre ». Alors que lui-même, comme ses très nombreux homologues (Piolle à Grenoble, Rebsamen à Dijon, Estro-si à Nice…), en avaient promis le gel pendant leur campagne municipale. Comme Anne Hidalgo, qui a tenté d'obtenir le droit d'augmenter la surtaxe sur les résidences secondaires (de 60 à 100 %) ainsi que les « frais de notaires » (de 4,5 à [...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi