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Pourquoi Frédéric Mion a fini par démissionner de Sciences Po

·2 min de lecture

Recevant Challenges le 5 février, Frédéric Mion s’accrochait encore à son poste au nom de la défense de l’institution, menacée par l’affaire Duhamel. Las, il a fini par démissionner, s’empêtrant dans ses mensonges et la protection de ses réseaux.

Covid oblige, les locaux de Sciences-Po, rue Saint-Guillaume, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, sont déserts lorsque Frédéric Mion reçoit discrètement Challenges, ce vendredi 5 février. Le directeur de l’école promet alors que "si le rapport d’inspection du ministère d’Enseignement supérieur, devait être accablant, je prendrai la poudre d’escampette, et ne remettrai plus jamais les pieds à Paris". Après des semaines d’une "tempête sous un crâne" à se poser la question de sa démission, le directeur de Sciences Po a donc fini par capituler.

Hier soir, dans une lettre adressée aux enseignants et étudiants de l’institut, il a écrit: "Le rapport pointe de ma part des erreurs de jugement ainsi que des incohérences." Sa démission était inévitable après la révélation successive de ses mensonges dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’affaire Olivier Duhamel. Accusé dans un livre d’avoir abusé sexuellement de son beau-fils, alors adolescent, (FNSP), qui supervise la gestion de l’école.

Fausses confidences

L’affaire a rapidement rattrapé le discret Monsieur Mion. Alors qu’il venait de confier sa stupeur aux étudiants,. Acculé, il confesse en avoir parlé, à l’époque, à l’avocat Jean Veil, proche de Duhamel, qui lui assure alors que tout est faux. Une version corroborée depuis par l’avocat. Mais ce scénario cousu de fil blanc ne convainc pas. Les syndicats étudiants et certains professeurs réclament sa tête. Des militants associatifs manifestent chaque semaine devant l’école.

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Lui s’accroche encore à son beau et vaste bureau de l’ancien hôtel de Mortemart, siège historique de Sciences-Po. Toujours tiré à quatre épingles -pantalon de flanelle grise et blazer bleu marine, cravate en maille de soie "green and blue"- il s'en explique auprès de Challenges: "Dans une forme de solitude extrême, je réfléchis tout de suite aux conséquences pour Sciences Po. Et me dis très vite que je ne peux pas évoquer ma connaissance des faits, sous peine de déplacer le suj[...]

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