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Voici pourquoi Emmanuel Macron est meilleur au foot qu'en négociation commerciale

AFP - Brendan SMIALOWSKI

EDITO - Derrière les amabilités de façade, le bilan de la visite d'Emmanuel Macron aux Etats-Unis n'est guère glorieux. Il a surtout servi à mettre en valeur la faiblesse européenne dans une début de guerre commerciale transatlantique.

A la veille du match France-Pologne, dans les colonnes du Parisien, Emmanuel Macron a fait preuve de flair en livrant le score exact et même le nom des buteurs. Ce n’est pourtant pas avec cette prédiction qu’il restera dans l’histoire. Car pour le président non rééligible, le sujet est maintenant celui-là. Sa visite d’Etat outre-Atlantique – l’interview au Parisien a été accordée dans l’avion – s’inscrit dans l’écriture de ce récit.

Le président compte sur l'Europe

Il sait que l’empreinte laissée dépendra de la façon dont il aura réussi à faire évoluer l’Union européenne. D’autant que sur le plan intérieur, son action a été entravée par des crises à répétition. De ce point de vue, sa visite à Washington n’a pu que le conforter dans l’idée qu’il était urgent de bâtir une Europe puissance alors que les deux grands blocs – Etats-Unis et Chine – sont prêts à tout pour affirmer leur domination.

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Plan protectionniste américain

La preuve, cet été, le président Biden a fait voter un plan d’aides massif à l’industrie américaine, sous forme d’investissements, de subventions et de réductions d’impôts. Toutes les capitales européennes ont protesté contre ces diverses aides qualifiées de "discriminatoires" et "contraires aux règles de l’organisation mondiale du commerce". Emmanuel Macron a très légitimement mis les pieds dans le plat lors d’une discussion avec des parlementaires américains, en évoquant des "mesures super agressives". Une forme de protectionnisme mettant en péril le développement, en France, d’industries critiques telles que les semi-conducteurs, l’hydrogène, les batteries. Macron a également souligné le risque de déstabilisation de l’Europe, avec de possibles délocalisations.

Washington n'a pas l'intention de s'excuser

La réponse du président américain? "Les Etats-Unis n’ont pas à s’excuser pour la législation à laquelle vous faites référence." Alors, certes, [...]

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