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Pourquoi Donald Trump renonce à interdire les cigarettes électroniques aromatisées

Donald Trump recule sur le front du vapotage. A l'approche du scrutin présidentiel de novembre 2020, le milliardaire républicain, malmené dans les sondages, aurait apparemment renoncé à interdire les cigarettes électroniques aromatisées comme il l'avait promis, craignant que cela ne lui coûte des voix, ont rapporté deux journaux américains. Des conseillers l'auraient persuadé, sondages à l'appui, qu'interdire les version aromatisées des cigarettes électroniques (à la menthe, au menthol...) lui nuirait dans les Etats les plus disputés de la présidentielle de novembre 2020, selon les éditions dominicales du Washington Post et du New York Times.

"Nous saluons le président pour ce qui semble être une bonne décision pour les fumeurs adultes et leurs familles", s'est réjoui lundi Tony Abboud, directeur de la Vapor Technology Association. Le recul aurait été acté le 4 novembre lors d'un vol vers un meeting de campagne dans le Kentucky. Le président aurait justifié sa décision par la crainte qu'une interdiction ne force des boutiques de vapotage à fermer ou à licencier des employés. Il avait pourtant déclaré son inquiétude, le 11 septembre dans le Bureau ovale, et promis d'agir. "On ne peut pas laisser les gens tomber malades et notre jeunesse être ainsi affectée", avait-il dit.

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Ce que son secrétaire à la Santé Alex Azar avait alors immédiatement traduit en annonçant une interdiction de tous les arômes, sauf le goût tabac. L'objectif était de dissuader les jeunes, alors que plus d'un lycéen américain sur quatre déclarait avoir vapoté au moins une fois dans les 30 jours cette année. Les jeunes consomment quasi exclusivement des arômes à la menthe ou aux fruits.

Cela a déclenché une vigoureuse campagne de lobbying de l'industrie du tabac et du vapotage, qui a selon les journaux conduit au recul du président. "Le président Trump et ce gouvernement se sont engagés à protéger de façon responsable la santé des enfants", a

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