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Pourquoi les dividendes versés aux actionnaires du CAC 40 sont "sains" et "légitimes"

Selon le 175e numéro de la Lettre Vernimmen, les groupes du CAC 40 ont distribué l'an passé 60,2 milliards d'euros à leurs actionnaires, que ce soit via des dividendes (49,2 milliards d'euros) ou des rachats d'actions (11 milliards d'euros). Un niveau qui dépasse l'ancien record de 2007.

Ce montant a suscité de vives réactions chez certaines personnalités politiques. Mais pour Pascal Quiry, professeur à HEC et co-auteur de l'étude de la Lettre Vernimmen, ce niveau de distribution est "légitime". 

"Je pense que c'est assez légitime, c'est assez sain de (…) rendre parce que ça permet de faire tourner l'argent et il n'y a rien de mieux dans la vie que de faire tourner l'argent", pointe l'expert en finance, qui était invité ce vendredi dans l'émission Good Morning Business.

Le dividende, "ce fabuleux outil anti-rente"

Pour appuyer son argumentaire, Pascal Quiry prend l'exemple de l'entreprise Rhône-Poulenc. "En 1962, la plus grosse entreprise française, top du CAC 40, c'était Rhône-Poulenc, dans la chimie. Les dividendes de Rhône-Poulenc ont financé d'autres entreprises dans d'autres secteurs. (…) C'est ce qui fait la vie des entreprises. Le dividende, c'est un fabuleux outil anti-rente. Parce que l'on redonne des moyens. (…) Les actionnaires ne le dépensent pas tous en cigares et vont le réinvestir dans d'autres entreprises qui ont besoin de lever des fonds", assure l'économiste.

En outre, Pascal Quiry rappelle la nécessité pour...

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