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Pourquoi la dette Covid n'est pas un problème

·2 min de lecture

SOMMET "SAUVER LE BIEN COMMUN" – Réunis sur le sujet "la dette et le bien commun", lors du sommet "Sauver le bien commun", les économistes Hélène Rey, Olivier Blanchard et Jean Tirole ont justifié l'endettement massif lié au choc du Covid. Mais ils se sont vigoureusement opposés aux projets d'annulation de la dette portés par certains économistes et politiques.

Ne pas avoir peur de la dette. Tel est le message rassurant qu’ont fait passer les spécialistes du sujet, les économistes Hélène Rey (London business School) et Olivier Blanchard (Peterson Institute), un avis partagé par le prix Nobel Jean Tirole, lors de la table ronde "la dette et le bien commun", . Alors que les Etats doivent faire face à une explosion de leur endettement -à près de120 % du PIB pour la France- à cause du choc du Covid. "La dette a mauvaise réputation, notamment en Allemagne, remarque Helène Rey. Mais en période de crise, c’est une bonne chose. Elle permet de partager le fardeau entre les générations." Et l’économiste qui a participé à la Commission Arthuis, créée par le gouvernement français, considère que l’on ne s’est pas assez endetté lors des chocs précédents, en particulier en 2008. "A court terme, il faut absolument stimuler l’économie afin d’éviter les pertes pérennes de PIB liées à la crise."

Profiter de la baisse spectaculaire des taux d'intérêt

Surtout, lorsqu’on peut s’endetter à très bon marché, comme c’est le cas actuellement. "Nous vivons dans un environnement très particulier avec des taux d’intérêt réels négatifs, ce qui nous permet d’accroître l’endettement sans problème, estime Olivier Blanchard. Cette forte baisse des taux est liée à l’excès d’épargne au niveau mondial et à la demande d’actifs sûrs comme les obligations d’Etat. Elle est durable." Pour l’ancien économiste en chef du FMI, il ne faut pas seulement creuser le déficit public pour amortir le choc de la crise à court terme. "Nous devons aussi investir pour les générations futures, par exemple dans la transition énergétique". Objectif : augmenter un potentiel de croissance affecté par la récession de 2020.

Autre impératif : faire face à un bouleversement de la politique économique des Etats. "La politique monétaire a une action limitée car les taux d’intérêt sont nuls ou négatifs, explique Blanchard. C’est donc à la politique budgétaire de faire le boulot". Hors dépen[...]

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