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Pourquoi la contestation contre la réforme des retraites pourrait durer deux mois

AFP/Archives - NICOLAS TUCAT

INTERVIEW - Pour Dominique Andolfatto, professeur de sciences politiques et auteur du livre "Anatomie du syndicalisme" (aux éditions PUG, 2021), les syndicats peuvent installer un rapport de force avec le gouvernement, s'ils ne s'en tiennent pas seulement à des journées d'action interprofessionnelle. Car des grèves sectorielles dans l'énergie et les transports perturbent plus l'économie. Et c'est précisément ce qui fait peur au gouvernement.

Les syndicats ont-ils les moyens de mobiliser des milliers de personnes et dans la durée ?

Dominique Andolfatto : Cela ne sera pas simple. S'ils s'en tiennent à des journées d'action interprofessionnelles, celles-ci tendent peu à peu à s'épuiser et on finit par s'y habituer. Bref, leur impact décline. Et elles ne perturbent pas vraiment la vie économique et sociale à la longue. Au sein de la CGT, cette stratégie de journées interprofessionnelles a d'ailleurs été mise en cause, car elle ne produit pas vraiment de résultats. C'est un reproche fait notamment à Philippe Martinez qui a privilégié ce mode d'action. Maintenant, les syndicats ont dit également qu'ils décideraient de "nouvelles initiatives" après le 19 janvier.

Lesquelles ?

C'est avec des grèves sectorielles, pendant quelques jours au moins, par exemple dans les transports ou dans l'énergie, que les perturbations seraient plus importantes et problématiques. Cela forcerait le gouvernement à réagir et, non pas seulement, à laisser passer la tempête. Le fait que le secteur du pétrole se montre menaçant inquiète beaucoup plus que les quelques dizaines et même centaines de milliers de manifestants qui pourraient défiler dans Paris et les métropoles régionales.

Peuvent-ils être dépassés par leur base ou par des mouvements comme celui des contrôleurs à noël ?

Il est probable que ces collectifs vont pousser les syndicats à agir effectivement et à ne pas s'en tenir à une mobilisation de principe. Maintenant, ces collectifs sont réduits. Les grèves de l'automne ont sans doute consommé une partie de leur énergie. Mais des actions "coup de poing" de leur part - paralysant ponctuellement les transport - pourraient être plus perturbantes que des journées d'actions interprofessionnelles. Quant aux gilets jaunes, leurs forces semblent s'être beaucoup amoindries. Ils n'ont guère mobilisé le 7 janvier dernier.

Leur mouvement peut-il être relancé ?

Le fait que le RN ait choisi de ne pas jouer les boutefeux afin de ne pas [...]

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