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Pourquoi la Chine s’intéresse tant au football

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Pourquoi la Chine s’intéresse tant au football

Peu populaire au niveau local, le football fait l’objet d’investissements massifs de la part des entreprises chinoises, à l’étranger comme sur le plan domestique. Le tout sous l’impulsion du pouvoir en place, qui poursuit un objectif très ambitieux.

La percée est fulgurante. En à peine trois ans, une trentaine de clubs de football européens sont passés, au moins en partie, sous pavillon chinois. En France, le FC Sochaux, l’AJ Auxerre ou encore l’OGC Nice sont dans ce cas. Tout comme 20% du capital de l’Olympique lyonnais.

Aucun championnat majeur n’a d’ailleurs résisté à cette vague venue d’Asie. En Italie, les deux équipes de Milan ont ainsi changé de propriétaires, tandis que des fonds chinois alimentent le capital de Manchester City ou de l’Atletico Madrid. Au total, des centaines de millions d’euros sont venus irriguer les clubs du vieux continent.

Pourquoi une telle débauche de moyens, alors que le football est loin d’être le sport le plus populaire en Chine? Justement pour inverser la tendance. Ces investissements massifs "sont le fruit d’une politique d’État, visant à renforcer son 'soft power (une manière douce d'étendre son influence, ndlr)'", rappelle Bastien Drut, économiste du sport et auteur de "Mercato: l'économie du football au 21ème siècle" (Bréal). Avec d’une part, la prise de contrôle de clubs européens, mais aussi "la volonté de développer le football sur le plan domestique."

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Pour cela, le pouvoir chinois a mis le paquet, avec la création de milliers d’écoles de football à travers le pays. Et la pratique de ce sport est désormais obligatoire à l’école....

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