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Pourquoi le bras de fer entre Netflix et le gouvernement semble inévitable sur la réforme de l'audiovisuel

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Pourquoi le bras de fer entre Netflix et le gouvernement semble inévitable sur la réforme de l'audiovisuel

La réforme audiovisuelle, menée par le ministre de la Culture Franck Riester, arrive cette semaine en commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale. Une étape clé, alors que les principaux groupes visés préparent leurs munitions. Car si cette réforme touche le secteur public ou la publicité, elle compte surtout encadrer drastiquement les plateformes de streaming étrangères face aux chaînes de télévision traditionnelles. Dans le viseur: Netflix et Amazon Prime Video, qui devront changer radicalement leur fonctionnement pour s'adapter aux nouvelles règles.

Concrètement, ces plateformes devront investir 25% de leur chiffre d'affaires en France dans des contenus européens, et plus spécifiquement français (en très grande majorité), soit autour de 200 millions euros, selon les calculs de la Lettre A. Et cela ne devrait pas inclure l'achat des droits de diffusion d'une œuvre française dans le reste du monde…

En outre, elles devront désormais respecter le droit d'auteur à la française et donc proposer un intéressement aux résultats aux scénaristes et aux réalisateurs, ce qui n'existe pas aux Etats-Unis.

Un business model à changer

Et cela ne s'arrête pas là: la répartition entre les investissements dans les séries et le cinéma sera proportionnelle à l'offre (environ moitié-moitié). Or, la notion de film, en France, implique une sortie obligatoire en salles, une mesure qui va à l'encontre du business model de...

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