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Pourquoi la baisse du chômage est trompeuse

·2 min de lecture

ANALYSE - Une bonne nouvelle, le chômage a baissé au quatrième trimestre 2020 selon l'Insee. Vraiment? Non, les chiffres publiés ce mardi 16 février sont trompeurs en raison du mode de calcul de la norme du Bureau international du travail (BIT). En réalité, le nombre de demandeurs d'emploi a bien augmenté en 2020.

Malgré la pandémie et les confinements successifs, le marché du travail français a bien résisté à la crise. Selon l’Insee, , contre 600 initialement prévus. Quant au taux de chômage, il n’a guère flambé. Pis, toujours -qui calcule le taux de chômage en utilisant la définition du Bureau international du travail (BIT)- le nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 340.000 pour atteindre 2,4 millions fin 2020. Un chiffre extrêmement déroutant car l’Hexagone a désormais un taux de chômage de 8%, soit inférieur à celui avant le début de la pandémie du coronavirus en mars dernier!

En quelque sorte! Cette évolution trompeuse est due à la norme du BIT: une personne est considérée comme chômeur si elle dit être sans emploi durant une semaine, si elle est disponible dans les deux prochaines semaines pour travailler et si elle recherche activement un job. Or, avec les confinements successifs, durant lesquels l’économie a été en partie bloquée, beaucoup de demandeurs n’ont pu chercher du travail et sont donc sortis des statistiques… Pareil phénomène s’était déjà produit au cours des premier et deuxième trimestre 2020: le taux de chômage avait chuté à 7,1%!

Un chômage partiel massif et protecteur

Pour avoir une idée plus juste, il faut regarder les chiffres publiés par la , l’institut statistique du ministère du Travail. Sur un an, entre fin décembre 2020 et fin décembre 2021, le nombre de chômeurs de catégorie A, ceux qui n’ont pas travaillé dans le mois, a augmenté de 265.400. Une poussée de fièvre maîtrisée en grande partie due : "La mise en place d’un dispositif de chômage partiel très généreux a évité une explosion du chômage", confirme Pierre Cahuc, professeur à Sciences Po Paris.

D’ailleurs face à l’incertitude de la situation sanitaire qui demeure fragile, le gouvernement a annoncé ce mardi 16 février . En clair, le salarié sera toujours indemnisé à hauteur de 70% de son salaire brut (84% du net) avec un reste à charge de 15% pour les entreprises. Celui-ci devait passe[...]

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