La bourse est fermée
  • CAC 40

    5 559,57
    -31,22 (-0,56 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 602,41
    -15,94 (-0,44 %)
     
  • Dow Jones

    30 996,98
    -179,03 (-0,57 %)
     
  • EUR/USD

    1,2174
    +0,0001 (+0,01 %)
     
  • Gold future

    1 855,50
    -10,40 (-0,56 %)
     
  • BTC-EUR

    26 605,22
    -225,79 (-0,84 %)
     
  • CMC Crypto 200

    651,44
    +41,45 (+6,79 %)
     
  • Pétrole WTI

    51,98
    -1,15 (-2,16 %)
     
  • DAX

    13 873,97
    -32,70 (-0,24 %)
     
  • FTSE 100

    6 695,07
    -20,35 (-0,30 %)
     
  • Nasdaq

    13 543,06
    +12,15 (+0,09 %)
     
  • S&P 500

    3 841,47
    -11,60 (-0,30 %)
     
  • Nikkei 225

    28 631,45
    -125,41 (-0,44 %)
     
  • HANG SENG

    29 447,85
    -479,91 (-1,60 %)
     
  • GBP/USD

    1,3684
    -0,0046 (-0,34 %)
     

Portrait : Jean-Pierre Clamadieu, le maître des horloges d'Engie

·2 min de lecture

Policé le patron d’Engie ? En cédant Suez à Veolia, Jean‑Pierre Clamadieu a mené une opération iconoclaste, écornant son image feutrée. Pas de quoi ébranler ce cartésien au sens du timing imparable.

Il y a quelques semaines encore, tout lui souriait. Président du conseil d’administration d’Engie, après avoir dirigé les groupes chimiques Rhodia et Solvay, Jean-Pierre Clamadieu était une des figures les plus respectées de l’establishment, salué par le ban et l’arrière-ban des politiques et du CAC 40. Depuis l’été, cette belle unanimité s’est fissurée. Controverses sur la vente de la participation d’Engie dans Suez à Veolia, polémiques avec l’Etat, annonce de restructurations massives à Engie, interrogations sur son engagement dans les renouvelables… l’ancien patron de Solvay s’est fait beaucoup d’ennemis. En septembre, les syndicalistes de Suez manifestaient devant le siège d’Engie en hurlant « odieux Clamadieu, adieu Clamadieu ! » Même inquiétude pour les salariés d’Engie, dont plus de 70 000 travaillent pour des actifs destinés a être cédés. Les politiques, de leur côté, redoutent que les mouvements débouchent sur de la casse sociale. Notamment à Suez, dont les dirigeants estiment que le rapprochement avec Veolia menacerait à terme 4 000 emplois.

Manœuvre éclair

Pour Jean-Pierre Clamadieu, la bourrasque est sévère. Ce vendredi 4 décembre, il nous reçoit au 24e étage de la tour Engie, à La Défense. Une semaine plus tôt, ce sont les huissiers qui s’étaient présentés devant l’immeuble. Mandatés par Suez, les experts recherchaient dans les serveurs informatiques des preuves d’une possible collusion entre Engie et Veolia. « Je suis choqué de cette démarche agressive, dit le président d’Engie. Il n’y a eu aucun échange entre nos deux entreprises avant que nous recevions l’offre de Veolia le 30 août. » Pour lui, ce dossier est de l’histoire ancienne. « Nous avons fait ce que nous souhaitions. Nous avons vendu notre participation (29,9 % sur les 32 % que détenait Engie) dans d’excellentes conditions, à 18 euros, alors que l’action Suez était à 10 euros en juillet. Je suis cependant un peu déçu que le dialogue entre Veolia et Suez ne se soit pas établi. » Doux euphémis[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi